DE L’ASTRONOMIE MODERNE, z i 5
îl'eire siLcles après Ptoléméc, ils avoient touc ce grand inter-valle pour partager fur le nombre considérable des révolutions^coulées , Terreur de leurs observations &C celle des observa-tions anciennes. Mais on doit à Tu n de ces astronomes uneInvention très-utile, qui prépara de grands progrès : c’est cellesavoir l’heure vraie des observations par la hauteur du soleilêc des étoiles. Les anciens ne marquoient souvent 1 heure desobservations, qu’cn disant le matin, le soir, dans le milieude la nuit ; les Grecs d’Alexandrie, qui y mirent plus defoin, donnoient Theure, mais fans indiquer aucune de seisubdivisions ; soit que leurs clepsidres n’euíTent pas une marcheassez régulière pour fonder une certaine précision , soit qu ilsCrussent que leurs observations n’étoient pas assez exactes pourmériter ces attentions. Mars en exceptant Jupiter 6 c Saturne ,hui se meuvent fort lentement, Tincertitude de Theure pré-cise augmentoit infiniment Tincertitude de T observation desautres planètes. Le tems , le nombre des révolutions peutcompenser la précision, mais il faut attendre les siécles ; letems s’écoule avec peu de fruit, 6 c rien ne peut compenser saperte. Purbach ôc Regiomontanus considérèrent le ciel commeUn grand cadran, ou Theure étoit écrite de toutes parts. Eneffet la position , la marche de tous les astres, leurs distancesà Tégard du soleil, qui réglé les heures du jour, pouvant êtreconnues à chaque instant , Tobservation d'un astre donnenécessairement Theure. E11 observant la hauteur du soleil, lecalcul donne, au moyen des réglés de la trigonométrie , ladistance de cet astre au méridien , mesurée sur lequateur.Supposons que cette distance, déterminée à un instant quelcon-que, soit de 40° , le soleil passe toujours au méridien à midi,cercle entier de l’équateur y paste en 24 heures ; c est ar aison de 1 pour une heure , 6 c de i° pour 4 : 40° repoia-
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