DE L’ÁSTRONOMÍË MODERNE, zzsfeesicles , qui servent à soulager les vues aíFoiblies. LorsqueEracastor veut prouver que la denfité duti milieu transparenta ggrandit les objets , qui font vus à travers, il observe que ceta ggrandiffement est proportionné à l’épaiffeur du milieu. Entredes objets semblables, vus dans l’eau, ceux du fond semblentplus grands que ceux qui font à la surface ; Fracastor ajouteque íì l’on pose deux verres de lunettes l’un fur 1 autre , on.Verra les objets plus groíîìs que par un seul {a). Ici Fracastortouchoit presque à Ja théorie des télescopes; il n’avoit qu aéloigner les deux verres : mais un íiecle devoir s’écouler encoreavant cette invention. A quoi a-t-il tenu que cette idée ne sesoit présentée à lui? C’est ce qu’on ne peut dire; le pas semblefacile à faire, mais il n’a pas dépendu du hasard : le hasard nefait rien dans ce monde. Les idées, que nous concevons tout-à-coup, on ne fait pourquoi, Sc comme par inspiration, sontamenées par une certaine maturité; les autres, celles memesqui font le plus près, attendent leur saison, comme des germes,semés ensemble dans la même terre, ne fe développent quesuccessivement Sc par différentes influences.
Fracastor est encore le premier des modernes, qui ait admisla diminution constante de l’obliquité de l’écliptique : il fitvoir qu’elíe avoit toujours diminué depuis Ptolémée ; Sc s’ap-puyant fur la tradition des Egyptiens, qu’on avoit vu jadisi’écliptique perpendiculaire à l’équateur, il annonça que cesdeux cercles se confondroient un jour dans un même plan. LeR Riccioli appelle cela des extravagances (b) ; mais tout cequ'u n bon observateur pouvoit faire alors, c etoit dc remar-quer le phénomène de la diminution ; le tems n’étoit pasvenu de savoir qu’elle appartient à un mouvement oscillatoire.
(a) Fracastor» section II, chapitre 8 ,
î a S- *j.
( b ) Ibid. fect. IIÍ , c. i, p. 12.?.Riccioli, Aimag. T. I, p. i j i.
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