HISTOIRE
comme des apparences qu’il attribuer la réfraction du mihetîíII semble s’êcre fondé fur le principe de Poffidonius, que leSimages des choses font aggr'andies en passant par un milieuplus épais {a)\ il pense que le ciel est un milieu comme l’air LLl’eau, mais composé de parties différemment denses. II en estqui font tout-à-fait opaques , comme les globes des astres ,où la lumière est repoussée St réfléchie; d'autres moins denies,laissent passer la lumière, mais en la réfractant: d’autres enfintrès rares 6c très-subtils , où la lumière passe, librement, SCoù des images ne font point altérées. C’est dans ces parties queles astres paroissent de leur grandeur réelle. Lorsque le milieuest plus épais, cés astres paroissent plus grands, St quoiqu’àla même distance, ils semblent plus rapprochés. C’est encorepar cette raison qu’il explique la grandeur des astres à l’horizon;où leurs rayons trouvent une atmosphère chargée de vapeurs j& cette grandeur diminue au zénith , où réside un air pluspur ( b ).
Les éclipses totales de lune, qui font tantôt plus grandes ?tantôt moins longues , ossroient une autre difficulté ; il 1&résout par le même principe. Limage aggrandie du soleil rendle cône d’ombre de la terre plus large St plus court ; lorsqu^cette image est plus petite,, le cône est plus étroit St plus long»La lune est donc plus ou moins de tems à le traverser , St c’estla cause de la durée inégale des éclipses (_c).
§. XXXIII
Il y a dans cette explication une chose tout-â-faít reniaiquable. On connoissoit depuis deux ficelés les lunettes, ° ú
(c) Fracaftor, section III, chap. î3 ^pag. 105,.»
(а) Supra, p. no.
( б ) Fracaûor , sect. II, c, 8 „ p. Si,