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Tome premier.
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|34 HISTOIRE

N’efpérons pas de jamais rien connoître dans ïe$ science* ;de la nature fans les systèmes. La marche invariable de J?démonstration n’appartient qu’aux sciences exactes, fa rigueur ,fait leur existence; fans elles les inventions ne seroient que des vfables , les hommes raconteraient leurs songes ; la méthode )feule forme une chaîne continue Sc serrée, où tout découle ;d’une premiere vérité. Mais dans les sciences physiques , Ujjvérités premieres font ignorées. Dans ces recherches, dans cesétudes différentes, la marche doit-elle être la même ? Imagi-nons deux ou trois avenues, qui partent d’un point commun-' Jces avenues fe íubdivifent en plusieurs branches , les rameau*se multiplient , il s’établit des communications entre les ra-meaux, ZL le labyrinthe íe termine par une infinité d’issucs-Ceux qui partent du terme où toutes les routes aboutissent( ce font les inventeurs des sciences exactes Sc abstraites ),doivent marcher avec prudence , 8c ne s’avancer qu’avec pré-1caution; il faut que dans ce labyrinthe ils ayent toujours I e jfil d’Ariane, qui est celui de la démonstration. Ceux au con-traire j qui entrent par les dernieres issues , errent long-teíU**dans les rameaux multipliés, & loin de s’avancer vers le terru 0où ils tendent, ils reviennent fur leurs premiers pas par I e5communications. Le découragement doit naître à la placela patience épuisée. Des hommes plus courageux, instruits d s jfl’art de la divination Sc des conjectures , (ce font les auteur*des systèmes), se proposent pour servir de guides. Nous a von*remarqué, difent-ils, que l’enchaînement de ces rameaux s LllCvne certaine loi: dans le nombre de leurs directions , il en

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qui font plus constantes : voici le plan que nous avons trac e *

La partie de ce plan, déjà parcourue Sc connue, donne de 1*confiance pour le reste : on le fuit, on avance en effet, nia 1 *m bout d’un tems le plan même égare, Sc on ne fait plus d9