DE L’ ASTRONOMIE MODERNE. Z4Zcercles du, ci.el.se'partagent en deux parties égales , a 1 égard4’ un • œil placé au, centre: pour peu :; que o cet œil s’en ,écartesensiblement ,. le t partage 11 e fera plus i6gal. Or , comme nousv oyons toujours; fur fhorizon la moitié des cercles du ciel, ilEnfuit que mêmeifur la surface de la x ter.re , nous les. voyonscornjùje íi; nous.étiqns au cénçre ;rn<>uèinen sommes donc pas'ffenfibiçment' éloignés, Sc -fa grandeur-.dù- rayon de la terréQuoique de i joo lieues v .ost infiniment petite* ôc rout-a-faitmfenfibìe , relativement à la distance des cercles célestes (a).Qu’on n’aille point en conclure; que la ferre est au centre dumonde , car il no s’agit ici que d’apparences ; tous ces cerclesfont fictifs , leur grandeur est réglée par la distance des astres.Du centre'de chaque planète , on en peut imaginer de pareils,pour établir, par de semblables raisons, que l’étendue de leursglobes n’est rien en comparaison des .espaces de l’univers. Cha-que œil a fa sphère., dont il est le centre; le véritable centredu monde ne peut être que celui des mouvemens.
§. I X.
Si l’on en croit Muîler (6), Copernic penfoit que la lumièredes étoiles vient du soleil , & il s’en étonne , attendu la pro-digieuse distance, qui les sépare dans l’hypothefe de cet astro-nome. En effet los étoiles n’auroient pas tant d’éclac, si knette distance, elles brilloient d’une lumière réfléchie. Maishuiler a tort dè s’étonner , Copernic ne nous paroi t pointav °ir eu cette opinion absurde ; il représente le soleil au centredé toutes les planètes, comme un pere au milieu de fa famille:;d'dit qu'il illumine tout, mais cela doit ^entendre de toutes.* es planètes (c). Au reste si Copernic avoir conservé cette
cíí.; U ]E°P e]: nic, de revolutionibus orbium
(b) Muller, notes fur Copernic mreyoL^ïx,\ Copernic;,, g. 2.t, -