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que la terre tourne & s’éloigne, ne devroient pas, à l’instantde leur «hute-, retrouver le point d’où ils font partis ; LL,comme dit -un poëtesa), la tourterelle n’oseroit quitter sounid & s’élever dans les airs , dans la crainte de ne plus revoisfes petits. Une réponse très-simple détruit cette difficulté. Ton s>les corps, qui reposent fur la surface de la terre, participent a'Ion mouvement; ijs n'ont pas, besoin d'etre attachés pour la'suivre , ils conservent, ce mouvement même lorsqu’on leur enimprime un autre dans une direction quelconque. Les corpsîanpés en haut, soit lorsqu’ils .s’élevcnt, soit dans le tems deleur chiite , tournent encore avec la terre, & il n’y a pointde raison pour qu’ils ne retombent pas au point d’où ils fontpartis. L’oiseau , qui s’éleve perpendiculairement , retombemalgré le mouvement du globe., par. la même ligne à plombfur son nid. Le plusgrand adversaire de.ee système! est l’homm eJlui-même, les sens le dominent malgré lui; il ne peut s &résoudre à nier un mouvement qu’il voit de fes yeux , poilscroire un mouvement qu’il ne sent pas. Tout est en reposdans fa demeure , dans les champs qui Tënv.ironnent ; il.sjen'dort après le travail du jour & lorsqu’il se réveille ave^l’aurore-., il retrouve les mêmes relations qu’il a voit avant I e
ace autour de lui. Commentse persuadera-t-U qu’il-a parcouru 2 à 3000 lieues dans 1 ’^'pace , Ce . système n’étoit donc pas fait pour les homnit 5vulgaire? , qui ne font que sensibles : mais ce qu’il y eut à eplus extraordinaire , c’est que ce système fut combattu p 3tdes savans. Cependant peu-à-peu les esprits s’éclairerent, 1 ^difficultés, du système opposé frappèrent davantage ; on sent^qu’ompouyoit tourner avec la terre sans s’en douter, comna e
(c) Bucfíaíian , Spher. Lié. I,
sommeil, rien n’a changé de pi