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qu’elle pduvoit devenir ; mais il n’étoit pas en son pouvoir decréer les arts. II falloir attendre leurs progrès ; il falloit qu el’esprit humain fut appliqué aux instrumens pour les perfec-tionner Le se perfectionner lui-mêmé par leur usage. La per-fection se dévoile en partie à l’imagination , un coup d’oeill’apperçoit ; mais ce font des pas successifs & lents qui Yconduisent.
§. XVI.
Copernic entreprit de faire de nouveaux élémens d’aílro-nomie , fondés fur les principes qù’il avoir découverts j soflouvrage des révolutions célestes fut achevé en 1530.
11 paroît que ce grand homme étoit pénétré de respect pourceux qui l’avoient précédé ;« il aima mieux penser que l’état duciel avoir changé, que de croire qu’ils s’étoient trompés. C’étostun tort de Copernic ; ce respect est une espece d’idolatrie, $ne faut point que le ciel cede aux hommes ; il est bien plu 5immuable que leurs volontés 6ê leurs opinions ; fa constanceest plus sûre que l’exactitude de leurs mesures. L’homme ( emodifie en bien ou en mal fans s’en appercevoir : quand dvieillit, c’est la nature qui semble perdre son énergie : quandil se perfectionne , quand il voit mieux, ce sont les chose 5éternelles qui ont changé. Ptolémée avoir établi la longuetsde l’année de 3 65’ 5 h 5 5' 1 V, Albategnius de 363' 5 11 4 6 íCopernic n'osa pas réformer ces résultats , & pour les fah' 6accorder, il supposa une variation dans la longueur de Tanne 6qui avoit lieu dans une certaine période. 11 crut, cornm 6Arzachel, que le lieu de T apogée du soleil & son excentriez 6étoiènt variables. II remarquoit également un ehangenicr^dans Tobliquité de l’écliptique , il la trouvoit plus petite d 6z 1' que Ptolémée j il annonça que ce mouvement étoit oscd