3*5 8 HISTOIRE
vous resterez à la même place : mais si vous vous avancez versla droite ou la gauche , vous verrez alors de côté la distancede votre premier poste a l’objet éloigné ; vous pourrez com-parer cette distance au chemin que vous avez parcouru envous écartant, & ce chemin, mesuré par vos pas, vous donneral’idée de la distance que vous n’avez pas parcourue. Cette esti-mation fera d’autant plus exacte que vous aurez le coup d’œilplus juste. Mais quand les sciences se perfectionnent, quandles instrumens font inventés, il n’est plus question d’estima-tion , il faut des mesures. Alors vous remarquerez que l’objet,vu de votre second poste ne répond plus au même point del’horizon. Ce changement de lieu de l’objet, qui vient uni-quement de ce que vous avez changé de poste, vous l’appelerezparallaxe. On peut mesurer avec un instrument ce changementde lieu ; la distance de l’objet s’en déduit facilement par lagéométrie. C’est ainsi que la lune est vue au même instant endifférens points du ciel, de différens lieux de la surface de laterre; Hypparque, qui remarqua cette variété d’aspects, en tirala connoiffance de la distance de la lune. Mais, nous savonsdit alors , cette parallaxe est d’autant plus petite que la dis-tance est plus grande; à mesure que l’objet s éloigné, la terrediminue pour lui de grandeur ; si la distance est considérable ,la terre pourra devenir si petite , qu’elle ne fera apperçue quecomme un point. Tous les pas que nous autres hommes nousserons fur fa surface, feront insensibles, ne changeront pointla direction du rayon visuel ; quelles que soient nos coursesfur le globe , l’objet restera constamment à la même place ‘c’est comme si nous demeurions à notre premier poste , il o'/a point de parallaxe, Lc point d’idée de la distance. Hypparques’arrêta après avoir trouvé celle de la lune ; toutes les autresplanètes avoient des parallaxes trop petites pour les instrumeí lS