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Tome premier.
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DE GASTRONOMIE MODERNE. 359anciens. Hypparque & Ptolémée en conclurent seulement queCe s planètes étoient fort éloignées.

La terre étant supposée immobile , il eut ete heureux avolume d’en pouvoir sortir de s’élancer dans l’espace avecs es instrumens, pour s’éloigner de fa demeure, & d’acquérirpar un changement de lieu suffisant, par une parallaxe aílezgrande, la notion exacte de la distance que lui refusoit lerepos de la terre. Voilà précisément le bienfait de Copernic ;Voilà le service qu’il a rendu à l’esprit humain & aux sciences.Ln restituant à la terre le mouvement quelle a reçu de fauteurlie la nature , l’homme se trouve transporté avec elle ; il peutjuger de l’étendue du monde par son voyage annuel. Ce nesont plus de petits intervalles , comme ceux qu’il parcourt furUn globe de neuf mille lieues de tour; il fuit une circonférence,dont plus de soixante millions de lieues font le diamètre. Voilà lakase d’une grande parallaxe : ôe dans cette longue route on ades stations à choííir pour établir des mesures. A chaque pas^ue fait la terre dans son orbite, ce déplacement change l'ap-parenee du lieu des planètes dans le ciel. Ces déplacemensa ccuniulés forment des changemens sensibles. II s’agit unique-ment de bien connoître le mouvement propre de la planète»de bien établir à chaque instant le lieu, où elle est vue du soleil,.Sc en comparant ce lieu, avec le lieu observé de la terre, on ala différence, l'altération qui résulte du déplacement de notreglobe. C’est une véritable parallaxe que nous nommons paral-du grand orbe 3 parallaxe de F orbe annuel. C erre parallaxed amant plus petite , que la planète est plus éloignée;, mais* a Moindre est de plusieurs degrés. Copernic en conclut ler ápport de la distance de chaque planète au rayon de i’orbe dela terre, c’est-à-dire , à l'intervalle qui ííepare la terre du soleil.^ ^ le module des distances de toutes les planètes» II eut done