DË ^ASTRONOMIE MODERNÉ. 3 Stle blâmer de n’avoir pas vu tout ce qu il pouvoit chan<g®r. II avoir détruit un assez grand préjugé; iU eu la hardiesse-ûc tenter la réforme , il en a exécuté une partie , ô£ ion nomVi vra autant; que l'astronomie.
§. X IX.
E’ouyaage de Copernic fut imprimé pour la première fois1 543» à Nuremberg, par les foins de Rheticus, son dif-c 'ple. Ce grand homme étoit alors âgé de 70 ans ; il ne laissaPâtoî'tre son système qu’après l’avoir médité, ôc porté , pour^iníi-dire, dans son sein pendant 3 6 ans. II périt au momentOu Pensant de ses veilles voyoit le jour; il ne put vivre pourle défendre , mais son génie y respire, Lc le défend par laforce de la vérité. Copernic n'avoir point la manie d ecrirc ,^UÍIì n’at-il rien paru de lui avant cet immortel ouvrage ;l udifférent k la gloire , enflammé du seul amour de l’étude , ilS ost caché pendant qu’il a vécu ; fa gloire n’a commence qu amort. Ce n’est même que fur les instances du cardinalSchonberg, qu’il se détermina à publier ses idées ; il sembloitcraindre les persécutions, qui s’élevent contre les vérités nou-velles ; Le, comme s’il eût été doué de l’esprit de divination,Comme s’il eût voulu rejeter ces orages après fa vie, 6c lorsqu’ilke pouvoit plus rien entendre dans le silence de la tombe, ilf® détermina si tard , qu’il étoit mourant lorsqu’il reçut lepremier exemplaire. II vit son livre avant de fermer les yeux ,^ais st n > en vit point le succès; il ne fut point atteint des traitsâ® 1 ignorance qui retombèrent fur Galilee.
§. X X.
Copernic sentoit lui - même toute la. difficulté de fak§Tome Z Z» z.