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les rapports de ces distances , 8c une échelle de grandeursdepuis la coudée , la toise , la lieue, jusqu’au rayon du globe;depuis ce rayon du globe jusqu’au rayon de son orbe annuel ;8c enfin depuis le rayon de cet orbe jusqu’aux distances desautres planètes, qui composent notre système solaire. L’astro-nomie dirigée par Copernic , embraísoit l’univers par la suc-ceffion de ses mesures. Les parties n’étoient plus détachées ,comme dans l’hypothese de Ptolémée , 8c leur union étoit uncaractère de vérité. Nous ne disons pas que tous ces rapportsayent été déterminés avec précision par Copernic ; mais stmontra que ces rapports étoient enchaînés , que plusieurs dé"
pendoient d’un seul, 8c il dirigea le travail 8c les efforts de sessuccesseurs.
§. XVIII.
Si Copernic avoit rappelé la simplicité dans Parrangemencdu système planétaire , dans Pexplication des principaux phé-nomènes ; il ne fut pas si heureux en expliquant les inégalitésdu mouvement des planètes. Nous avons vu qu’Hypparque 82Ptolémée avoient observé une inégalité dans le mouvement dusoleil, Le deux dans le mouvement de la lune : les entraves dumouvement circulaire forcerent Copernic de conserver les épi'cycles 8c les excentriques, pour représenter ces inégalités ; dimagina plusieurs épicycles roulant les uns fur les autres, Sc l 6dernier porté fur la circonférence de l’excentrique. L’atiradde ces cercles resta le même qu’il étoit du tems de Ptolémée jPexplication des mouvemens célestes étoit auísi compliquée, 82Pastronomie n’avoit presque rien gagné à la découverte d’ufl 0grande vérité : c’étoit la plus forte objection qu’on pouvoitfaire à son système, 8c c’est peut-être la seule qu’on ne luipas faite. Au reste il faut admirer le courage de Copernic*