DE GASTRONOMIE MODERNE. Z§z/
Calomnie {a). II est remarquable qu’en parlant au pape, il neto uche point la difficulté des passages de récriture ; maisIII étoit trop instruit , la justification de Copernic eûtç to superflue. Ces passages n’ont jamais été que la ressource dshaîne 8c de l’envie. Qui ne volt que lorsque Josué a dit ausoleil de s’arrêter, il a dû parler devant son armée le langagev ulgaire ; & puisque les astronomes, convaincus de la véritéd u système de Copernic, disent encore que le Soleil se levé ôccouche, il auroit été ridicule que Josué eut employé desex preffions plus savantes, en parlant à des hommes simples.
§. X X I.
Maintenant qu’on nous permette quelques réflexions furta marche que Copernic a suivie dans ses idées ; il parvient par11 nc fuite de raisonnemens philosophiques à montrer qu’il n estpas nécessaire de placer la terre au centre du monde ; lese ffets font les mêmes, soit que la terre se meuve , soit queIes astres se meuvent autour d’elle : le choix doit donc erreuetermine par la simplicité des causes. II avoit devant lui lesOpinions des anciens , qui devenoient ses garans; car les bonsesprits se répondent 6c se cautionnent dans toute la duréedu tems. Son système n’étoit pas une création , ce n’étoitstu’une adoption ; mais il sentoit que cette adoption étoit sidifficile, qu’il semble douter qu’elle s’étende aux autres savans.n ne s’y est déterminé lui-même qu’après un examen approfondida système de Ptolémée. Ce sont les défauts des explications,^ a kfurdité des hypothèses, qui Pont rejeté dans l’antiquité,P°0r y chercher des ressources plus heureuses Sc des moyenspius physiques. Il doutoit avec raison que cette adoption put
( a ) Préface de Copernic.
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