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Tome premier.
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3*4 HISTOIRE

devenir universelle ; il a fallu du tems ; plusieurs astronomescélébrés , & Tycho lui - même , ont rejeté son opinion.Copernic sentoit que le témoignage des sens étoit contr’elle »Tìdée la plus naturelle est que la vérité doit être conforme aleur rapport. On fuit ce plan pour faire des observations, onpart de ce principe pour bâtir des explications ; on les accu-mule à mesure que les phénomènes se multiplient, & jusqu’ 3,ce qué les absurdités se fassent sentir. Alors un bon esprit »comme Copernic, ose s’élever contre une opinon reçue, &lutte quelque tems avec son siecle avant de l’entraxner. Maistous ces préliminaires ont été nécessaires ; îe lystême le pluSnaturel en apparence , a du précéder celui qui est le plusvrai ; des siécles ont du s'écouler pour ees établissemens Aces destructions. L’opinion du mouvement de la terre existoltchez les Chaldéens , Hypparque n’a pu manquer d’cn êtreinstruit , Ptoiéniée & lui se sont accordés pour la rejeter-C’est que l’idée n’étoit pas aíïèz mûre , son tems n étoit pas-encore venu; il falloit les efforts, les essais d’Hypparque,Ptolémée, Sc quatorze siécles après eux, pour en démontresla nécessité.

Les longs travaux de Técole d’Alexandrie, ceux des Arabes»avoient préparé une base aux méditations de Copernic. AlaiZsi dans tous les tems l’adoption a été si difficile, comment concC'vrons-nous la création primitive de ce système chez les peuplade l'orient. Cette idée ne peut naître que dans une tête phi"losophique ; elle ne peut se propager sans qu’il n’y ait d'autrcstêtes philosophiques pour la saisir, la conserver & la répandre-Les peuples orientaux connus n ont eu ni la philosophie prop* ea. la prpduire, ni lesprit d examen §c de méthode nécessairepour rapprofondir , ni des observations assez exactes p GLllfdémentir le rapport des sens. Nous demandons s’il est naturel »