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Tome premier.
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DE L’ASTRON O MIE MODERNE, z 65

s il est croyable que les Indiens, les Chaldeens ou Pythagorelui-même en soient les inventeurs , lorsqu Hypparque, éclairéP^r toutes leurs connoissances òc par son génie , loin d être^duit par l’exemple, se refusa sagement à son autorité, souventPompeuse, & rejeta une vérité sans preuves , pour se livrer àì apparence des phénomènes. Ce n’est point l’eíprit inventeur,stui a manqué à Hypparque, ce sont les faits , les travaux, Ôífes efforts fans succès, pour préparer les efforts heureux. Riende tout cela n’a existé chez les Chaldéens ët les Indiens ; lav érité, défigurée ëc voilée par le tems, y languissoit fans preuves.£es Indiens , les Chaldééns , encore moins les Grecs n’en fontdonc pas les inventeurs. La terre a dû voir avant eux un peupleCapable d’idées liées Sc de travaux suivis , pour former un corpsde doctrine. Les anciens fondateurs de l’hypothèse du mouve-ment de la terre, les auteurs de cette vérité, avec le mêmegénie que Copernic, ont dû être placés dans une époque sem-blable à la sienne ; ils ont dû être précédés de plusieurs systè-mes , qui n’ont été que des estais » & d’autant de siécles detravaux & d'observations qu’il s’en est écoulé entre Hypparque,.stui rejeta la vérité, ëc Copernic, qui lui rendit fa place dansl’opinion des hommes.

§. XXI L

Les idées de Copernic se répandirent après sa mort ; mais;îlles ne furent pas généralement adoptées; les esprits résistèrentl°ng-tems à cette innovation. Le plus. zélé de ses. disciples suc^betitus , professeur de Mathématiques à Virtemberg, quil a réputation de ce grand homme, quitta fa chaire, allaPrusse , ëc s’instruisit par ses leçons.. Ce fut lui qui l’aida^ns la composition de ses tables. On attribue a Rheticus.^ usage des sécantes dans le calcul astronomique , celui, des