390 HISTOIRE
mencement de Tannée vraie précédoit toujours de plus errplus le commencement de Tannée civile. L’équinoxe du prist'tems avoit été fixé au z i Mars , Tan 3 z s, par le concile deNicée. Depuis cette époque jusques vers Tan 1 5 8 z, Téquinoxcvrai étoit arrivé tous les 1 3 z ans, un jour plutôt que T équi'noxe civil réglé par le concile ; il tomboit dans ce fie de au 1 1Mars. Cette anticipation avoit été remarquée par les plu?fa vans hommes des siécles passés ; Bede le vénérable, SacroBosco , Roger Bacon Tavoient annoncée. Deux cardinaux ,Pierre d’Ailli Sc de Cufa , représenterent , Tun au concilede Constance , T autre au concile de Latran, la nécessité d'un 6réformation. Sixe IV, en 1474, forma le projet de s’en occu-per ; c’est dans cette vue qu’il manda Regiomontanus à Rome,Sc le récompensa d’avance, en le nommant à Tévêché de Rn-tisbone. Une mort prématurée enleva T astronome à ce travail,Sc comme il n’eut point alors de successeur, le projet futsuspendu. Cependant la nécessité de la réformation étoit évi-dente , car si on eut laissé s’accumuler les erreurs, le calen-drier auroit à la fin indiqué le solstice d’hiver dans le tems del’équinoxe du printems , &C la saison des glaces , lorsque 1*terre auroit été couverte de fleurs. Ce n’étoit pas le seul incon-vénient : nous avons dit que le concile de Nicée avoit régi 6qu’on célébreroit la pâque des chrétiens le premier dimanch 6après la pleine lune , qui tombe le jour de l’équinoxe, 04 quile fuit. II étoit donc essentiel, pour la célébration de ce jou síolemnel, de connoître les jours où doivent tomber les plein 6 ?lunes dans le cours de chaque année. Le concile de Ni ceeadopta la période de Méton, pour régler cette partie du cales'dricr. On supposoit alors , comme Méton Tavoit cru , q lie15) années solaires font précisément z 3 5 lunaisons. Mais ceS1 9 années font plus longues de i h 3 i \ Sc après seize période?-