DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 403quatre heures au méridien, une fois au - dessus , une fois au-defTous du pôle : en observant les deux hauteurs méridiennes ,° n a la hauteur du pôle, qui tient le m dieu de leur différence,011 a la hauteur de l’équateur , qui est toujours à p.o degres dupôle (u).
§. XIX.
Cette efpece d’observation, outre l’avantage d’êtrc très-commode , puifqu’on peut la faire quand on veut, & très-e Xacte, parce quelle peut être répétée autant qu’il est néces-saire, valut encore à Tycho une découverte importante , c’estcelle de l’effet de la réfraction. En comparant la hauteur del’équateur , trouvée par l’observation des solstices , à cettemême hauteur, déterminée par les étoiles circumpolaires, ilv it que ces hauteurs différoient constamment de 4/, quoiqu’ellesestent été toutes prises avec des instrumens, qui étoient bienéloignés de permettre cette erreur. II savoir que la réfractionnaît des loix de l’optique; mais jusqu'à lui tous les astronomese n a voient négligé l’eíFet : il le croyoit réellement négligeable,2c n’imaginoit pas qu’il pût produire une si grande différence.Il s’en assura par un moyen très - ingénieux , qui lui mit fousles yeux, dans un seul jour , la différence que la réfractionpouvoit introduire dans les observations des hauteurs du soleila u solstice d’été & au solstice d’hiver. II fit construire un cercleâe dix pieds de diamètre, qui tournoit fur son axe, dirigé auxpôles du monde, & qui pouvoit décrire un parallèle quelcon-à l’équateur. Le jour du solstice d’été, il plaça à midiì ‘ n strument fur le parallèle du soleil, êc , en suivant cet astreJnlqu’à son coucher, il put remarquer qu’en descendant vers
Eeeij
(«) Progymn, Part, l, p. $.