Band 
Tome premier.
Seite
427
JPEG-Download
 

SUR 1 /ASTROLOGIE. 4 i 7destruction générale. Ces prédictions éclatantes, qui ne s’étoientpoint vérifiées, ne laiffoient pas que de dégoûter les astrolo-gues. Ils sentirent qu’on peut abuser de la crédulité ; ils surentaísez prudens pour ne plus hasarder ces prédictions générales.Ceux qui étoient honnêtes gardèrent le silence, pour ne pascompromettre Phonneur de Part; 8c les fripons penseront qu'il7 avoir plus de profit 8c de sûreté à tromper les hommes enParticulier 8c en secret.

Lorsque l’étoile de i 5 7 z parut tout-à-coup dans la constel-lation de Caílìopée , cet astre nouveau , éclatant, sembloitannoncer à la terre des événemens aussi singuliers, aussi raresque son apparition , 8c dont l’importance étoit marquée parPéclat du phénomène. Le Landgrave de Heíïe pressoir lesastrologues de déclarer les présages de cet astre ; la pluparts 'en excusoient (a) : on sentoit le foible de Part, on en soute-noit la théorie ; mais en s’éclairant, on en abandonnoit lapratique. Cependant les imaginations effrayées crurent quecette étoile étoit celle qui jadis conduisit les Mages, 8cque fa nouvelle apparition annonçoit la fin du monde & laseconde venue du Messe. Théodore de Beze paroît avoir adoptéCette opinion. Hainzelius , l’ami de Tycho, pensa que cette'étoile pouvoir être la même, qui brilla au tems deClaudien; sonapparition fut suivie de grandes calamités, les Goths se jetèrentsur PEurope ; & son retour faisoit craindre les mêmes malheurs,sïainzelius a la bonne foi de rapporter qu’un philosophe

^ leurs meubles. Les acheteurs étoient donc d’Urbin eut besoin qu un philosophe , Paul^oìns crédules ; les opinions Sc les frayeurs de Middelbourg. prouvât dans un ouvrageVarioient suivant les têtes. Le grand chan- imprimé que la crainte de ce déluge étoit

' el ier de Charles - Quint consulta Pierre malfondée.Beâucoupdegensavoientpré-«tartyr, q vl i lui r épondit que le mal ne seroit paré des bateaux pour se sauver; d’autresPas aussi grand qu’on le faisoit, mais que se retirerent sur les montagnes. (Dayle ,®us doute ces conjonctions des planètes art. Stoffler. Rem. B.

Ptoduiroient beaucoup de désordres. Le Duc ^ (<z) Tycho, Progymn. Part. I. pag. 388.

Hhhij