44 ° DISCOURS
Cuit Tes aveulies penchans, s’ií descend à la clafle des brutes SCdes animaux , en vivant comme eux , le roi de la nature necommande plus , il est commandé par la nature (a).
Ici l’erreur se montre à découvert : qu’est-ce qu’un pouvoítqui peut être suspendu; une science dont les principes font fidifficiles Sc les prédictions st incertaines ; une cause dont uneautre cause , auíst variable que la volonté , peut arrêter leSeffets ? Est-il rien de st absurde que la prédiction d’un avenir,qui peut ne pas arriver ? Comment concevoir des signes évidens& sensibles d’une chose, qui ne sera jamais? Si Dieu avoitplacedans le présent des indices de l’avenir , ces indices resteroientinfaillibles , il ne seroit pas au pouvoir de l’homme de lesrendre vains. La science devient donc auíst inutile qu’absurde.La destinée universelle est une excuse inventée pour cacher lefoible de Fart, elle en annonçoit la décadence. Avec çettcressource, on expliquoit, on excusoit tout; ou plutôt le vrairésultat devoir être de tout ignorer Sc de ne rien prédire.L’homme instruit d’une destinée douteuse, n’a point d’avantag 5sur l’homme livré à la nature, 8c guidé par la prudence humain 5sous la main de Dieu. La véritable astrologie est l’étude de lamorale 8c de la sagesse; des progrès plus ou moins grands noU sprésagent un avenir plus ou moins heureux. On voir, fans I esecours des astres , une route tranquille 8c fleurie s’ouvrir soU§les pas de la vertu , ôc le crime marcher vers un précipiceL'expéxience tardive des vieillards , 8c l’expérience prématuréed’une jeunesse raisonnable , montrent les malheurs après le$imprudences, í’opprobre à la fuite du vice, 8c les grands na#'stages , comme le terme ordinaire des grandes pallions. Le H vr6des astres n’a rien de si sensible que ces leçons.
Tycho
(a) Tycho, irt Oratione, p. ig Sí íuiv,