SUR L’ ASTROLOGIE. 439
douleur , le désespoir, la joie sur un espace de tems plusconsidérable ; famé n’a plus de secousses violentes, elle persé-Ve re dans cette situation confiante Sc tranquille, qui fait la%;esse. Après ces sophifmes , Tycho avoue que les principesde l’aílrologie ne íont pas faciles à comprendre comme ceuxde la géométrie 8c des sciences mathématiques. Les prédictionsa hrologiques n’ont point la certitude des annonces astronomi-ques , parce que l’influence des astres, quoiqu’auffi réelle , est*hoins sensible que leur mouvement. On saisit plus aisémentCe qui est appei çu par les sens que ce qui ne peut être- conçusttte par l’intelligence. L’astrologie tire ses principes de l’expé-
fience , Sc semblable à la médecine , elle établit des conclu-sions générales fur un nombre d’observations particulières. IIest déjà assez singulier que le fort d’un homme soit déterminé& connu par l’instant où il a vu le jour; il paroît assez difficilede déduire tant de conséquences différentes d’un fait unique?Estais Tycho va plus loin : les événemens de la vie font telle-ment liés à ce moment , que les astrologues le déterminentav ec la plus grande certitude par ces événemens mêmes. Ondit à un homme : vous avez eu telle fortune, vous êtes né teljour , à telle heure ; Sc cette heure trouvée fait connoître sonfort futur. Les hommes, emportés par une calamité générale,cedent à une destinée universelle, plus forte que leurs destinéesParticulières. Les jumeaux, les enfans nés dans le même inf-ant , subissent un sort différent , parce que le ciel n’agit pasdans un seul Sc même tems, d’une seule Sc même maniéré ;^ es influences varient suivant les sujets ; l’éducation, les liai-^° ns , les amitiés , les connoissances acquises , les réflexions%î c s, peuvent détourner ou modifier ces influences. L’hommeAfferme en lui une force plus grande que celle des astres ; il^rrnontera leurs influences s’ìl vit selon la justice : mais s’iî