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Tome premier.
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ÉCLÀÍRCISSEMË N S/'

mencé , puifqu’ils ont observé de nouveau l’obliquité de l’écliptique , lespositions des étoiles, les distances, les révolutions des planètes, &c.

§• I ï.

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Les observations d’Aristille & de Tiraoeharis furent fans doute pe flexactes, c’étoit l’enfance de la véritable astronomie ^ cependant flypparqii een 61 usage 150 ans après, & c’est par elles qu’il reconnut le mouvementdes fixes {a). O11 lit dans l’Almageste que Timocharis , établi à Alexandrie,trouva que l’étoile, appelée l’Epi de la Vierge , précédoit l’équinoxe de 8° ;c’étoir Tan 454 de NabonaíTar, ou r.94 ans avant J. C. {b). La mêmeannée il vit le bord septentrional de la lune toucher l’éroile B , qui estla plus boréale au front du scorpion (c). L’année suivante il observa l'oc-cultation de l’Epi de la Vierge par la lune j il observa encore l’an 466 deNabonaííàr, la lune toucher la même étoile. La treizième année du régnéde Philadelphe, ií fit une observation rare & curieuse , Vénus éclipsala premiere des quatre étoiles , qui font à l’aîle gauche de la Vierge (d)*Ces deux astronomes déterminèrent encore la déclinaison de quelques-unesdes plus belles étoiles du ciel. Voilà des observations d’un genre nouveau ;nous n’avons point de connoiíïance que les anciens en ayent fait de pareilles rc’est la premiere fois qu’il est question de déclinaisons dans l’histoire del’astronomie. Aristote avoit apperçu quelques occultations des étoiles par leSplanètes (e) : mais il y a grande apparence que ces observations étoient duesau hazard j on voit ici qu elles font faites avec dessein , & qu’elles ont étécherchées.

§- III.

Quoique Ptolémée ne parte des armiiles qu’à l’occasion d’Eratosthenes ,on ne peut douter qu’Aristide 8 c Timocharis n’euífent des instnuueuScirculaires & divisés. Nous avons fait voir que ces instrumens n’avoient prlmanquer, même à l’astronomie primitive (/) • elle n’auroit point fondé»fans leur secours, les déterminations qu’elle nous a laissées. Nous retroti'vous encore la nécessité de ces instrumens dans des tems postérieurs &dans des faits authentiques. Nous avons dit (g) que, suivant Eudoxe , I esoleil avoit un mouvement d’aberration , par lequel il s’éioignoit de Vécus'

{a) Pcoìémée , Aimag. Lib. VU, c. 1 , (d ) Ibìd. Lib. X „ c. 4.a, j. (ê) Ástron. anc. p. 144.

. (í) laid. c. 1. (f) Ibid. p. 43 & 51.

(c) Ibid . c. 3. (g) Ibid. p. 140 Sc 14s*