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Tome premier.
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443
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ÉCLAIRCISSEMENT 44î

t] que al latera ; que cette aberration soit un phenomene reel, ou une erreurde s observations, cela ne fait rien à la question présente. On ne se seroitP°int apperçu que le soleil s ecaftoit de fa route, que cette route s’élevoitou5 a baiífoit fur l’hocízon , si la trace invisible de cet astre n avoir pas été mar-^uée dans le ciel, si ce plan du cercle, décrit par le soleil, -savoir pas étédxe relativement à l’horizon par un instrument circulaire. Alors 1 idee deCett e aberration fera née , ou d’un phénomène réellement observé , ouP e ut-être de ce que l’instrument aura baissé par son poids. On peut direenc °re que , suivant les Indiens & suivant quelques anciens Grecs, l’obii-S ll ite de l’éclìptique a pu être jadis de 25 0 (a). Au tems d’Eudoxe , on ne^ a faiíoit plus que de 2.4 0 . La différence étoit assez grande pour être remar-ie, mais elle exige.un instrument. On pourrcit objecter contre l’existencede s instrumens d’Aristille & de Timocharis, que ces astronomes détermi-^Orent le lieu des planètes par des alignemens aux étoiles , & qu’ils esti-Noient les petites distances en diamètres de la lune : mais Timocharisïe pond Iui-même à cette objection , & d’une maniéré qui résout toutes lesdifficultés, par l’observation de la déclinaison des étoiles. II avoit observéc elle de Regulus de z i° j, celle de l’étoile, qui est à la tête des gemeaux, de^ 3 ° (é), ces déclinaisons , trop grandes pour avoir été estimées en diamètresde la lune, ont dû être mesurées avec un instrument circulaire ; cela est de£ °ute évidence. On peut concilier tout cela en accordant à Timocharis ,c °stune on ne peut s’en dispenser, l’usage des armilles pour les grands arcs ,£e ls que ces déclinaisons d’étoiles j mais en supposant que cet instrumentc toit peu commode, peu exact pour mesurer les petites distances, 8 c qu’ilapréféré de les estimer à la vue en diamètres de la lune. II est encore évident'l’sAristarque devoir avoir un instrument propre â prendre des angles ,^•ns quoi il n’auroit pu déterminer l’élongation de la lune dichotome. IICt ,°ic également indispensable qu’il eût un instrument pour mesurer lesd ' a metres du soleil & de la lune ; Arehimede le dit positivement (c). Onta Pporte qu’Eratosthènes avoit mesuré par le moyen du dioptra, qui éroitespece de quart de cercle, la haureur d’une montagne ; il l’avoit trou-j Vee de io stades (d), lesquels , suivant la valeur du stade, employé dansa Mesure de la terre, donnent à cette montagne une hauteur de S 5 y toises..

^ a ) Histoire de L’Astronomic

f n.

Almag. Lib. VIL c. L.

ancienne, (cJ Supra,, p, 10.

(d) Commentaire de Thé on fur J J aJj2Ug>

Lii?‘r 1 j P* 4 L*.