4f* É C L Á î R C I S S E M I N S.
de 4 0 . que les progrès de ['accélération du soleil, ceux de l'accele-
ration de la lune, les conjectures fur le rems de la division du zodiaque ,concourent également à placer ces déterminations importantes dans lemême rems & à une époque antérieure d environ 46 siécles à notre ère-Ce concours de trois probabilités différentes est une preuve assez forte queGastronomie a été réellement cultivée à cette époque j j°. que les Chal-déens , qui ont eu la connoistance de la période de 6so ans , ont pu-eonnoître également la révolution de la lune de 29) 1 44' 4" ~ 3 ils n’y
ont point eu de confiance „ parce qu’elle: étoit ancienne , Sc ils en ont étabiïfur leurs observations une autre moins exacte Sc plus longue de 3".
§- X I L
Nous lisons dans le traité d’Aristarque de magnltudinibus & diJIantuS *Jolis & lundi (A) , que le diamètre de la lune étoit de deux degrés , ou s -eomme on s exprimoit fans doute de son tems , de la quinzième partied'un signe. Mai? il y a apparence qu’ií avança cette assertion par une pre-mière estimation j & qu ayant fait des observations plus exactes , il rectifiadepuis , & dans un autre ouvrage , son opinion à cet égard : car * selonArchimede , Àristarque aífirmoit que le diamètre du soleil étoit à-peu-près la 720 e partie du zodiaque , c'est-à-dire, d’un demi-degré 3 il est-donc probable qu’il avoir changé d’avis, Aristarque pouvoir n’avoir pointvu d’éclipses totales de soleil, qui prouvent que le disque apparent de lalune est aussi grand que celui du soleil, mais une éclipse partielle suffisoità un observateur aussi intelligent que. lui , pour reeonnoître que la cour-bure des deux astres est la même. D ailleurs il dit iui-même que leursdiamètres » ou leurs grandeurs réelles font en raison de leurs distances,,ce qui suppose que les diamètres appareils font égaux : Sc puisqu’il faisoitle diamètre du soleil de 3 o', il n’a pu faire celui, de la lune plus grand.
§. X I I 1 .
Arist-aroue , dit Archimede (c), établit pour hypothèse que les étoiles-fixes & le soleil lui - même sont immobiles , que la terre décrit une orbite
( a ) On apperçoit encore l'accélérationdu mouvement de la lune dans la révolutionsynodique, telle qu’eile résulte des périodesd'Hypparque s elle étoit deplus longue d’un quart de seconde que nous»e rétablissons aujaurd'liui. Comme Hyp-
parque l’avoit conclue de périodes qui em-brassent un grand nombre de.révolutions >on peut croire qu’elle avoit une certam e -exactitude ( Infra Eclaire. Liv. II.
(A) Œuvres de Vallís, Tom. III, p-(ç) In Arenarìo, Vallis, T. III » p- S l 4”