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Tome premier.
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467
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ÉCLAIRCISSEMENTS.

§. I I-

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Hypparque , après avoir déterminé la longueur de Tannée , examinqks différentes périodes qui lui étoient connues. II remarqua que celle dePiéton, qui, suivant Calippe , étoit en erreur d’un jour au bout de 7 6 an$,en supposant Tannée de z 6; > ;, étoit par sa nouvelle détermination , enerr eur de 5) au bout de quatre fois 76, ou de 304 ans ; & que la périodeCalippe, dans le même intervalle, ne s’écartoit du mouvement cìu soleil,Sue d’un jour seulement : il s ensuit qu’au bout de six siécles il y auroit etljours de trop ; c’étoit Terreur de la fameuse période de 600 ans ,Éïivant Hypparque (u). Nous ne croyons point qu’elle ait été inconnue àCet astronome, quoiqu’on pense communément le contraire , & nous nous^°ndons fur un passage de Pline , que nous avons déjà cité. Pline ditss 1 Hypparque avoit prédit pour 600 ans le cours du soleil & de la lune {h).pourquoi ce compte de áoo années, s’il n’avoit pas fait usage de Tanciennepériode , en la corrigeant prr ses nouvelles déterminations , qu’il croyoitplus exactes ? On a cru qu’il avoit composé des éphémérides pour cet inter-Va lle de terns, mais Hypparque, ébauchant T astronomie , étoit trop réservéP°ur hasarder une pareille entreprise (c). M. de Montucla pense avec raisonS^e Pline avoit en vue les tables du soleil Sc de la lune, dont, par une^fiance qui mérite des éloges , Hypparque borna fans doute Texactitude à1 esp ace de 600 années.

§- III-

Noos sommes persuadés que cet astronome n’auroít eu aucune confiancedans la durée de Tannée déterminée de 365’ 5 h 55' n" par l’observationdes solstices, s’il n’avoit eu quelque autre ‘raison pour la croire bonne. Nousa vons été conduits à cette idée par un rapport assez singulier. Les Chaldéens^Voient une année sidérale de 3 6 5) 6 h r L; nous avons vu qu’Aristarque kHìsoit de 365) (í* 1 10' 13 ou 49" (d). Quand Hypparque eut découvert leMouvement des étoiles en longitude , ou la rétrogradation des points équi-Il0 xiaux Sc solstitiaux , il vit qu’il falloir distinguer deux révolutions daI°leil, Tune à l’égard des étoiles , qui excede z6z> 6^, Sc qu’on peut ap-Mer sidérale, l’autre à l’égard des équinoxes ou des solstices, qui est plus

ia) Ptolémée , Almag. Lib.{fy Ibìd. Lib . líh c- J ï -

111 , c.

(e')'M. ácMontuc. Hííl. desxîiat. T. I, p.{d) Supra j p. 4 4 ^.

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