Band 
Tome premier.
Seite
468
JPEG-Download
 

'470 É C L A I R C I S S E M E N S.

courte que 6^, & que nous nommons Tannée tropique (a). En effet,en supposant le soleil en conjonction avec une étoile placée dans Téquinoxe,après- une année , il reviendra à cet équinoxe avant de rencontrer l’étoile,qui s’est avancée le long de Técliptique. La différence des deux annéestropique & sidérale est donc le rems que le soleil emploie à parcourir Tes"pace dont l’étoile s’est avancée en longitude 3 cer eípace étoit de 3 6 " pa ran , à raison d’un degré en cent ans , suivant Ptolémée , Sc sans doutesuivant Hypparque. Cet astronome aura conclu de ce rapport qu’il étoitpossible de déterminer Tune de ces années par le moyen de l’autre : il aurapris la plus courte des deux années d’Aristarque , d où retranchant 14' 37que le soleil emploie à parcourir 3 6 " de degré, il en aura conclu une anneetropique de 365) 5 11 55' 3 6 ", Appuyé par cette nouvelle détermination , ils’est cru autorisé à avoir quelque confiance dans celle qu’il avoit établie ststTobfervation des solstices, Se qui en différé infiniment peu.

§. I v.

Remarquons que Ptolémée , qui rechercha après Hypparque la longueuífie Tannée, & qui la trouva, comme lui, fie 3 6 ^ 55' 12", a bien Tait

«savoir arrangé les observations en conséquence ; il auroit dû connoître -Terreur d’Hypparque 3 il se sert de solstices éloignés de 5 7 x ans, Se d’équLnoxes éloignés de 285 ans. Nous abandonnons la détermination par leSsolstices , comme trop douteuse 3 mais en se servant des équinoxes , >1n’auroit pas du se tromper , comme Hypparque, de plus de 6 ' : il faudroitsupposer une erreur de 30^ 52' sur les deux observations , ou de i5 h f en'viron fur chacune. Nous avons peine à croire qu'on pût se tromper ainsfur Tobfervation de Téquinoxe. On voyoit alors d’un jour à l’autre unS "différence très-sensible dans Tombre projetée fur les armilles , Sc quandTéquinoxe n’arrivoit pas fie jour , il devoir être toujours possible d’en esti'mer le moment à 6 h près 3 c’est la précision que Ptolémée assigne lui-mêm®à cette espece d’observation (é). Il ne devoir donc s’écarter tout au plusque de 3'. Il est vrai que, comme Ptolémée le remarque , la position d»cercle équatorial fixe pouvoir changer 3 en outre , la réfraction horizontale»toujours variable , pouvoir encore produire quelqu’erreur , en accéléra» 1Téquinoxe du printems , lorsqu’il arriyoit le soir ou le matin ; c’est s allSdoute en vertu de cette cause qu’Hypparque a vu deux fois éclairée dans' ' .. 111 u '"

Ça) Ptolémée. Aliuag. Lib, III, c, 2.

(é) tíid,