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Tome premier.
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ÊCLAIRCISSEMENS. 49 i

Oeminus, en parlant du mouvement des planètes (a ), qui est contrairemouvement du premier mobile, ou des étoiles d orient en occident ,n °us apprend que quelques philosophes avoient cru que ces mouvemens11 e toient contraires qu’en apparence. Ils donnoient pour exemple des corps,qui circuleroient autour d’un centre à differentes distances , le plus grandsombre avec une vîteíle égale, quelques-uns seulement plus lentement.

disoient que ceux - ci , quoique marchant dans le meme sens, paroi-lr °ient avoir un mouvement propre, dans un sens contraire au mouvement^ es premiers. Geminus remarque avec justeíïè que cette supposition auroitet é admissible , si le soleil Sc les autres planètes avoient décrit des parai-sss à l’équateur, ainsi que les étoiles ; mais que toutes ces planètes ayantUn mouvement différent , par lequel elles s’éloignent de l’équateur versfes pôles, mouvement qui leur est propre & particulier, il étoit évident

qu elles se mouvoient dans un sens opposé à la révolution du premiermobile.

§. XXVII.

Gjìminus nous a laide un de ces calendriers, ou il rapporte les annoncesdes vents, des pluies, Lee. liées aux levers & aux couchers des étoiles.0e s annonces font fondées fur les observations de Calippe, Démocrite *^°rithée , Euctemon , Meton, Eudoxe, ou du moins fur les observationsq i; e ces astronomes avoient recueillies. 11 ne cite point Hypparque , qui en^voit cependant fait de pareilles. Le calendrier de Geminus est traduit en^tin dans l’Uranologion du P. Petau.

Geminus étoit encore fauteur d’un ouvrage , qui ne nous est point par-venu , intitulé Enarratìones geometrìcœ. Proclus a puisé dans ce livre , Scl'on pense que c’étoit un commentaire historique , une sorte de développè-rent philosophique des découvertes géométriques (é).

§. XXVIII.

On est incertain du tems où a vécu Geminus. Le P. Petau (c), en seAidant sur certaines circonstances que ce r astronome raconte de la fêted’Isis (d), pense qu’il florissoit 75 ans avant notre ère j Guillaume Bonjurius*37 ans, en se fondant, comme lui, fur les mêmes circonstances (s) ,

J a )c. X,p.4 3 .

„ ") Histoire des mathématiques, Tom. I,k> 17*.

(c) Uranologion , p. 411.

(d) Geminus , c. VI, p- Z Z.

{c) Aíta eruditQr. an. 1697, p. 5,

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