4í>£ ÉCLAIRC ISSEMENS.
rotunditati in geometr'u volumine. comparavit , sormam ipjìus ad ovì JìmìlitU'ditiem trahens quòd in latitudine quidem , sed in longitudinc probatur oblongurn .La partie de la terre connue avoir une forme oblongue, puisqu’elle étoitplus étendue de Test à l’ouest que du nord au midi ; mais les anciens n’ennttribuoient pas moins la figure ronde à la terre. Qu’entendoit-il par lemonde comparé à un œuf? Quelque prévention favorable que nous ayonspour l’astronomie des rems les plus reculés , nous ne pouvons supposer qu el’applatiíTement de la terre air cre autrefois connu, 8c que cette connoiíïànc equoiqu oubliee , réduite a cette notion confuse 8c dénuée de preuves , aitéré conservée jusqu’au siecle de Varron ; cette connoiífance tient à unethéorie trop profonde , ou à des observations faites fur la terre à des distan^ces trop grandes , pour qu’elles ayent été entreprises dans les rems anciens»où les communications étoient difficiles. Cetre idée vient fans doute dc lathéologie payenne , qui apprenoit que le monde 8c tous les êtres étoientsortis d’un œuf (u). Les anciens repréfentoient la divinité productrice dumonde par f emblème d’un homme, de la bouche duquel fort un œuf(é)*Les Chinois disent que le premier homme , nommé Puonzu, sortit d unœuf (c). Toutes ces traditions, qui ne font que des allégories , cachentfans doute des idées philosophiques j mais nous sommes venus trop tardpour les deviner ; elles font trop couvertes du voile de l’antiquité , & nousn’osons pas en chercher la source dans la connoiíïànce de l'applatiflement dela terre.
Varron paroi t être le premier qui ait fait usage des éclipses pour régler 1®’chronologie, Cenforin ( d ) dit, en parlant de lui, pro c&terâsuasaga cita d tnunc diversarum àvitatum umpora , n un c defeclus, eorumque intervalla dinu-merans , eruit verum , lucemque ofltndit , per quatn numcrus çertus non anno -rum moiò , sed ct dierum perspíci potsft,
§. X X X V.
Nigidius Figulus étoit célébré par le savoir, quoiqu’astrologue (e). II efìcité pour avoir composé deux ouvrages , l’un de la sphere barbarique,Vautre de la sphere greque. Nous avons expliqué ce que les Grecs enten"doient par sphères greque 8c barbarique (/). Au tems d’Eudoxe , il 11 /
(a) Bayle, Dict. art. Arimanius, Rem. A.
(b) Porphyre, apud Eufeb. P r dp, evang,Lib. III, c. i.
(c) Martini, HiíhdclaChine, T, I, p. 8.
(a) Cenforin , de dit natali, c. 1 1-(e) Mém. Acad. Inscrip, Tom. XXlX >
p. !AO.
( f) Astron. anc. p. 507.
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