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8c savantes, sobélisque avoir eu primitivement cet usage ; mais comme î*pénombre étoit forte , 8c le terme de sombre difficile à déterminer, u°nommé Manlius, à l’imitation , dit-on, de la figure de l’homme, ajoutaen forme de tête, au haut de l’obélisque ; un globe doré , dont la pénombreétoit égale de tous côtés. Le centre indiquoit la véritable hauteur ; c’étottmême la hauteur du centre du soleil. Mais outre que cet usage n’étoir pasnouveau, nous ne croyons point que , ni les Egyptiens, ni Manlius ayesttconnu ce dernier avantage des boules placées au haut des obélisques. 11 patoisseulement qu’il eut l’intention d’éviter l’incertitude de la pénombre.
L’Académie des Belles-Lettres, consultée par l’Académie des Sciences*a répondu que Pline ne paroît pas avoir regardé Manlius comme fin-ventent des boules placées au haut des obélisques ; 8c que fi cet usage apu palier pour nouveau, ce n’étoit que pour Rome & pour l’Italie. II eftévident par le palïage d’Appion , cité dans l’histoire de l’astronomie an-cienne (a ), que cet usage remonte au moins au tems de Moïse (b).
On a imaginé que ce Manlius étoit le même que le poète Manilius.Riccioli & M. Weidler font de cet avis ; 8c le premier pense que dans lesmanuscrits de Pline on a écrit Manlius pour Manilius , par contraction 8Cpar erreur ; mais le nom de Manilius ne se trouve point dans les Mss-anciens & authentiques de Pline : d’un autre côté Bentley, dans fa pré-face , nie cette identité ; il pense que Manilius fut un homme moins connuque ce Manlius ciré par Pline j car il remarque que son nom n’a été cité p araucun des anciens auteurs, auxquels il étoit fans doute inconnu (c).
§. x x x y 11 l
On avoir placé fur un pavé de pierre (d) , proportionné à la hauteur dffl’obélisque , des marques gravées fur le cuivre , par lesquelles on observotf .à midi le changement de la longueur de sombre, correspondant à saugmen- !tation ou à la diminution des jours. Le P. Hardouin pense que cet obélisqu enon seulement mesuroit la hauteur du soleil par la longueur de son ombre,mais encore servoit de cadran. II dit qu’il y avoir des arcs décrits du leva» cau couchant, divisés chacun en douze heures, qui répondoient aux diffé'rens parallèles du soleil, & qui par leurs accroifiemens, ou leurs dimin^"
(à) Aliron. anc. p. j 1 1 .
(b) Hiíì. Acad. Inscrip. T. III, p. 165.
(c) Riccioli, Álmag. Tome I, p. XL.
Weidler, p. 161.
Bentley, Manilius, p. ri.
(d) Pline, Lib. XXXVI, c. 10.