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Tome premier.
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' 5 i 4 ECLAIRCISSEMENT

Où l’on voir que le pied grec ne différé que de j de lignes de celui qui sété mesuré par M. Leroy , Sc où le pied romain ne s’éloigne que de ~zligne du pied du Capitole, & de ■} de ligne seulement de celui qui résuh®de saune des merciers. Il s’en faut bien que les différentes mesures du piedromain s’accordent entr’eíles ausli-bien que notre détermination s’accordeavec les meilleures de ces mesures , puisque Riccioli s’écarte de 3 lignesdu pied de Lucas Pétus.

§• I X.

Il n’est pas étonnant que ces mesures greque & romaine, soient dérivéesdes mesures asiatiques ; tout prouve l’influence de l’Ásie fur TEurope. Oncite encore un pied de Drusus , en usage chez les Romains, qui étoit de13 pouces ~ du pied romain (a). Ce rapport de z7 à 24 indique évidem-ment que ces deux pieds dérivoient de la coudée ordinaire, & de la coudéebabylonienne d’Hérodote , ou de la coudée noire des Arabes , qui avoientTune 24 doigts, 8 c l’autre 27. Héron cite un mille composé de 3000 cou-dées , comme celui qui fait le tiers de la parasange des Perses, Sc dontnous avons parlé plus haut (/>). Notre lieue , & particulièrement celle d’Am*gleterre, ne contientelle pas trois milles comme la parasange ? On trouveen Italie la braise de Florence ; elle sert à mesurer les longueurs, & elleest de 20 pouces 3 lignes de notre pied de roi (c) 3 il est impossible de n’ypas reconnoître la grande coudée altérée de trois lignes 3 elle y est venue£ans doute de l’Egypte 3 mais les traces de son origine babylonienne sontconservées 3 car le mille de Florence contient encore précisément 3000 deces coudées.

> §. X.

Quant aux mesures données par Hérodote , dont nous avons parleplus haut , il faut, pour les concilier avec celles-ci , admettre un piedSc une coudée plus petits 3 & cela est évident, puisqu Hérodote composesa coudée de six palmes , tandis que la grande coudée en contenoit huit-La coudée d’Hérodote , qui contenoit six palmes ou vingt-quatre doigts ,étoit donc les. ~ de celle-ci. En conséquence de cette supposition , q'-U abien des égards n'en est poinrune, nous établirons cette coudée de I 5 >408 pouces 3 d’où on déduit :

(a) Mém. Acad. Insc, T. XXIV, p. 44 J. (b) Voyage de M. Cassini en Italie,

lb)Supra,y, 247. Acad, Sciea. T. VU, p- * 3 -