534 ÉCLAIRCISSEMENS.
51 ', ce qui fait croire qu’il la jugeoít ici un peu plus petite (a). Ptoléméeeut l’intention de vérifier les travaux d’Hypparque , & l’ambition de lescorriger : fa censure est quelquefois minutieuse , comme nous aurons occa-sion de le remarquer ; mais quand on veut reprendre les grands hommes ,on ne peut le plus souvent les attaquer que sur les petites choses. Nousavons dit ( b ) , par exemple , qu’Hypparque , dans la théorie de la lune ,trouva par erreur des excentricités différentes dans l’hypothèse de l’épicycleSc dans celle de l’excentrique ; c'est la remarque la plus importante dePtolémée.
II détermine cet élément, comme avoir fait Hypparque , au moyende trois éclipses de lune , observées par les Chaldéens l’an 720 Sc yztavant J. C. (c) ; Sc il trouve le rayon de l’épicycle au rayon du déférent dansle rapport de 5 ~ à 60. II répéta le même calcul fur trois autres observa-tions qu’il avoir faites lui-même, les 17, 19 Sc 20 années d’Adrien, c’est-à-dire , environ 850 ans après, Sc il trouva encore le même rapport de ; ^à 60 : ce qui fait voir que cet élément étoit constant. II en résulte uneéquation du centre de 5 0 1' (d).
§. I I I.
Quoique Ptolémée ait tiré les mêmes résultats des deux hypothèses deî’excentrique Sc de l’épicycle , il paroît préférer pour la lune l’hypothese deì’épicycle , & la raison, qu il ne dit point , est facile à deviner. La lignedes absides de la lune a un mouvement que les anciens ne connoissoientpas. L’hypothèse de l’excentrique cadre bien avec les observations du soleil,parce que le mouvement de ses absides est peu sensible pendant des siécles.Les Chaldéens avoient seulement reconnu que l’inégalité de la lune ne serétabliíToit pas, dans un tems égal à celui de fa révolution à l’égard du zo-diaque y l’épicycle, que l’on supposoit décrit dans le tems d’une révolution,de l’inégalité, satisfaisait au mouvement des absides , fans que Ptoléméese doutât de ce mouvement, ce que n’auroit pas fait l’excentrique. Il estsimple que puisque Ptolémée connoissoit deux révolutions différentes, ilfalloir qu’il établît deux cercles décrits, l’épicycle Sc le déférent.
Ptolémée , par les observations dont nous avons parlé dans le paragra-phe précédent, corrigea ce mouvement de l’inégalité : Hypparque l’avoit
{a) Almag. Lib. I, c . n,(b) Supra . p. 477.
(c) Almag. Lib. IV, c. 6 .Í 4 ) ttid. Lib. IV c. 11.