5 St. É C L A I R C í S S E M E N S.
n’existe pointou est celui qui a été traduit en latin par Leonicus, & qu®l’on trouve auíïï dans l’Uranologion. (a).
Dans le premier les levers &les couchers des étoiles font marqués relatifvement aux Jours de l’année égyptienne fixe, commençant en automne, âCpour disterens climats. Ces climats y font désignés par le nombre des heures,du'plus long jour. Le mot hora , qui est répété presque à chaque ligne ,a paru au P. Petau une énigme qu’if laiste à deviner à ses lecteurs (é) • ellen’étoit cependant pas difficile. On voir dans une fcholie qui est à la fin,que Ptolémée a eu intention de marquer le parallèle, où les observations,ont été faites ; il ne pouvoit mieux le désigner que par l’heure du pluslong jour, comme il avoit déjà fait dans la table des climats de l’Âlma-geste (c). Ceci, suivant la remarque de M. Freret, est un exemple de cesdistractions , qui empêchent les yeux les plus clairvoyans de voir les chosesles plus faciles.
Les plus nombreuses de ces observations ont été faites fous le climat de13 heures » qui est celui de Meroé; de i 3 11 celui de Syene 3 de 14**, celuid’Alexandrie , de 14L f, celui de Rhodes ; enfin de 15 h , climat de la Grece
6 de l’Hellespont. II y en a quelques-unes qui appartiennent au climat de1 5 11 ~ & 1 d heures. Ce dernier est celui de l'embouchure du Boristhene, oucelui de l’Asie septentrionale * où nous soupçonnons que l’astronomie a ététrès-anciennement cultivée (d).
§> XXXII I.
Il faut remarquer que Ptolémée , dans la table des climats de son Álma-geste , les désigne aussi par leur latitude , ce qu’il n’a point fait ici 3 sans.doute parce que les astronomes, dont il rapporte les observations, n avoientindiqué les climats que par le nombre des heures. Il paroît même que cesastronomes y font cités , plutôt comme auteurs Sc garans des pronosticsattachés aux apparences des étoiles, quetomme observateurs de ces appa-rences. Ces astronomes font en grand nombre 3 Dofîthée qui observa àColones ; Philippe dans le Péloponèse & dans la Locride ; Calippe versl’Hellespbnt 3 Méton à Athènes , dans les Cyclades, la Macédoine & laThrace 3 Conon & Métrodore en Italie 3 Hypparque en Bithynie 3 Métro-dore dans la Macedoine & la Thrace : d’où il résulte, selon nous , que ces
MP.jì.' .
(é) Va ri A dijfert. p. 417.
(c) Freret, défense de la chronol. p. 484-(.4) Astion. anc. Liv. IV.