ÉCLAIRCISSEMENS. ; § ;
différens auteurs avoient compose chacun des calendriers pour les lieux où
ont observé : ils y annonçoient les vents, les pluies, le froid Sc les autresvariations, qui dévoient accompagner le lever Sc le coucher de certainestoiles, suivant les remarques qa’ils avoient eu occasion de faire. Ptoléméea calculé ensuite pour chaque jour de Tannée , & d’après les positions deson catalogue des fixes, les levers & les couchers des 30 plus belles étoilesdu ciel pour les cinq climats depuis 13 jusqu’à isi heures, ou depuis Meroejusqu’à Tembouchure du Boristhene 3 il a recueilli de ces astronomes les pré*dictions jointes aux phénomènes 3 c’ëst pour cela seul qu’il les a cités : envoici un exemple 3 après avoir dit que pour le climat de i3 h , l’épi de laVierge se leve le 7 Octobre, il ajoute pour le lendemain Jpica orìens Démo-*crito tempejlatem excitât . Cela ne veut-il pas dite simplement, que, selonDémocrite , il arrive un ouragan le lendemain du lever de l’épi de laVierge.
Remarquons qu’aucun des astronomes dont nous venons de parler, n’aobservé dans un climat plus boréal que THellespont, que les prédictions,qui peuvent accompagner les apparences des étoiles pour les climats de15 h j & 16 h , font fans noms d’auteur , Sc Ton conviendra que ce n’estpas fans raison, si nous avons attribué ces observations à une astronomieplus ancienne que les Grecs , & à celle, qui peut-être sortie de la Tartarieseptentrionale & des environs de Selinginskoi, a répandu les élémens decette science dans l’Asie (a).
§. XXXIV.
Le fécond calendrier de Ptolémée , celui qui a été traduit par Leonicus,paroît avoir été formé dune maniéré toute différente , il est disposé suivantTordre de Tannée Sc des mois romains, commençant en Janvier. C’est unecompilation des anciens calendriers 3 car on y remarque les mêmes équi-noxes Sc les mêmes solstices à des jours différens. Les couchers & les leversdes mêmes étoiles y font répétés auísi plusieurs fois , mais fans indiquerles climats. On y trouve plusieurs levers, qui ne peuvent être regardésque comme des fragmens de très-anciens calendriers , faits du tems deLhiron , & me me bien avant lui, dans TEgypte, dans l’Orient, commenous T avons de j a dit (é) , Sc apportés dans la Grece par les premierés
(L) Ibid. p. ji & 434.
Bbbb ij
(a) Astron. anc. p. 100.