574 ÉCLAIRCISSEMENT
On trouve encore dans ce siecle Rusas Festus Avienus, qui traduisis envers latins le poème d’Aratus , auquel il a ajouté bien des choses dontAratus n’avoit point parlé , & qu’il a tirées de l'interprétation de Germa-nicus & des scholiastes grecs. Cet ouvrage est inséré dans la collection desinterprètes latins d’Aratus, dont Théon Gramineus fut l’éditeur en 1559 (a),& dans beaucoup d’autres semblables. Macrobe, écrivain célébré par sesSaturnales & son commentaire sur le songe de Scipion • ses ouvrages ren-ferment quelques connoistances astronomiques que nous avons extraitesdans celui-ci.
Martianus Capella, Carthaginois , nous a été également utile par sonlivre de nuptiis Philologie & Mercurii. Le sixième & le septieme livres rou-lent fur l’arithmétique Sc la géométrie, le huitième fur l’astronomie. Il ytraite du monde en général, des cercles de la sphere , des pôles , des sol-stices , des constellations, du lever & du coucher des étoiles, des planètes,Scc, Il y enseigne que Mercure Sc Vénus se meuvent autour du Soleil {b).Ce qu’il y a de singulier, c est qu un peu plus haut (c) il assure que danstout ce qu’il dit il a suivi Eratosthenes, Hypparque & Ptolémée ; ce quiconfirme notre soupçon (d), que le silence de Ptolémée pouvoit être volon-taire. Martianus Capella n’a pas toujours bien entendu ces astronomes ,quoiqu’il les ait suivis ; car il est tombé dans quelques erreurs , mêmerelativement à son tems j elles ont été relevées par Riccioli (e).
§. X L V I I I.
Proclus , surnommé Diadochus, philosophe platonicien , disciple Scsuccesseur de Sirianus à l’école d’Athènes, a composé plusieurs ouvrages degrammaire , de philosophie & de mathématiques ; il a fait un traité despheris & de circuits cœlejlibus , qui 11’est qu’un abrégé des élémens deGeminus : il a été imprimé seul en grec & en latin à Strasbourg en 1539
1 6 11, & dans des recueils en 15 47, 15 49, 15 89. Il a fait un autre ouvrageintitulé Hypothypojls aflronomicarum pojìtionum, qui se trouve à la suite desédition de l’Almageste de 1551. II y donne la description Sc l’usage dequelques instrumens de l’aneienne astronomie. Nous en avons profité 7mais l’on a vu qu’à l’égard des clepsidres, Vitruve nous avoit laissé des
(a) Weidler, p. 194. (c) Ibid. Pag. 174.
(L) In nuptiis Philolog. & Merc. , pag. (-i) Supra, p, 196.*.89,197. (e) Almag. Tarn. I, p.