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mais il ne faut pas conclure que leur astronomie , ou la connoistance clsla méthode des éclipses ne soit pas plus ancienne chez eux. Cette épo-que de í’an 638 est remarquable; elle est fixée à une conjonction moyennede la lune Sc du soleil , qui fut équinoxiale & en même rems éclipti"que (a). On a donc pu la choisir à cause de ces caractères , & la substituerà une plus ancienne. Co-cheou - King à la Chine abandonna les époquesfeintes 8 c éloignées dont on faisoit usage , Sc prit pour époque un sols-tice qu’il avoir observé lui-même l’an rz8o (b). Si l’on ne donnoit quScette date à l’astronomie chinoise , on vóit qu’on se tromperoit beaucoup*II est naturel de penser quelle a chez les Siamois une date plus reculée,puisqu'ils n’en connoiíTent point l’origine , Sc que leur époque civileremonte à l’an 544 avant J, C. (c). Cettè époque est très-près de celle dePavénement de Cyrus au trône ; & comme M. Freret ( d) fait voir que lesPersans ont pu aller à la Chine au sixième siecle , Sc j ont conservé leurère , ils ont pu également aller à Siam.
i°. La révolution de la lune est précisément, comme la nôtre, de 19Fï 2 - h 44 i ’
3°. Deux années solaires , Lune sidérale de z6;> 6 1 * u' 36", qui n cdifféré que de quelques secondes de celle des Indiens , suivant M. leGentil (e) ; l’autre tropique de 365J 5 5' 13" 46'", qui ne différé pas dez" de celle d’Hypparque & de Ptolémée. Le Cardinal de Casa , qui citeAben-ezra, sait mention de ces deux années indiennes ; ainsi rien neparoît mieux constaté que leur existence. II résulte de ces deux annéesque les Siamois connoistoient le mouvement des étoiles , ou la rétrogra-dation des points équinoxiaux, & qu’ils PétabliíToient annuellement de 4r" 3 .Cette connoistance ne venoit pas de la Chine ; car l’an 584 ce mouvementy étoit supposé de i° en 75 ans , ou de 45" par an (/) ; & l’an 66; , onpensoit qu’il ne falloit pas y avoir égard (g). Cette connoilTance nevient point non plus de PAlmageste, puisque le mouvement des fixes y§st établi de 3 6" par an.
4°. Vne période de dix-neuf ans, qui comprend 118 mois solaires &
(a) Gastini f Mêrn. Acad. Sc. T. VIII,p. 51 1.
» (b) Infra , Eclaire. Liv. VI, p. 1 j. 1(c) Mém. Acad. Sci.T. VIII, p. ; 15.
£ 4 ) Meta. Aca<f Ins. T. XVI-, p. r47.
(c) Histoire de l’Astronomie ancienne,p. no.
{f) Souciet, Recueil d’obíervat. T. II,
p. 6 I.
(e) Iljíd > p* 7h