Les Chinois établiíToient alors l’obliquité de l’écliptique de 14 0 chinois,ou de 13° 35/, suivant notre division (a). Cette déclinaison, dit le PereGaubil, n’étant pas le fruit des observations des Han, qui regnerent 100ans avant J. C. , ne sauroit venir que d’une suite d’observations , Sc mêmed’asTez bonites observations faites avant ces princes (é).
Cependant, en calculant une observation qa’iîs ont conservée, on endéduit pour ce rems même une obliquité plus grande • ils observèrent àSi-gan-fou, alors capitale de i’empire , qúe les ombres solstitiales du gno-mon de huit pieds chinois croient de I, 58 pieds en été, & de r 3, 14 piedsen hiver, on en conclut l’intervalle des tropiques de 47 0 31' 45", déduc-tion faite de l’effet de la réfraction 3 & conséquemment l'obliquité del’écliptique de 23 0 45' 5 a"(c).
Ces deux déterminations de l’obliquité de l’écliptique ne s’accordentpas. Il se présente ici une observation naturelle Sc assez bien fondée. Nousavons dit (d) que les Grecs antérieurs à Pirbeas , Eratosthenès & Hyp-parque, faisoienr l’obliquiré de l’écliptique de 14°. Cette déterminationvenait sans doute de l’Asie ; les Chinois ont pu en avoir eu connoillancécomme les autres : ils divisoient le cercle très-anciennement en 360° (<.-);ils n’érablirent la division en 360" ^ que du tems des Han. Ils ont comptépeut-être les 14° de l’ancienne détermination, suivant leur nouvelle divi-^sion qui ne donne plus que ìj° 3 9' 3 & l’observation découvre leur erreur,en faisant voir que dans le tems même où la tradition confervoit encore cetteancienne obliquité, l’obliquité réelle Sc observée étoit plus grande de 7'.
§. V.
Ce n’est pas là tout ce qui restoit aux Chinois de leurs anciennes connois-sances. Ils disoient que les différentes phases de la lune dépendent de ses•distances a u soleil 3 que fa courbe n’est ni selon l’équateur ni selon l’éclip-tique 3 qu’elle est très-compliquée, & qu’on peut considérer jufqu’à neuftoutes ou mouvemens de la lune (/). La connoisiance de ces mouvemens-fondoit le calcul des éclipses; mais cn ne fait quels étalent ces mouvemens;c ’est une tradition confuse de l’ancienne astronomie.
(a) Souciet, Tom. II, p. S.ijb) Ibii. p. 1 ï 4*
(í) Ibid, p. S.
(aí) Hist. ric l’astron. anc. p. 45.
(e) Souciée, Tom. III, p. 31.
(f) Ibid. Tom. II, p. 10.
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