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à Fastronomie européenne , pour les ramener aux vrais principes , nousdonneroient vraisemblablement une connaissance complette de Fastronomieorientale, 8 c de grandes lumières fur l’astronomie antérieure, qui en est. lasource.
§. XV.
Vers Fan 584 , deux astronomes , Lieou-hiao-tsun 8 c Líeou-tcho ,, dé-couvrirent , ou du moins employerent les premiers l’équation de l’inégalitédu soleil (a). Vers l’an 6 oo, on construisit un catalogue fort ample desétoiles , mais on n’y trouve ni longitude , ni latitude , ni déclinaison.
A cette époque de l’an 599 de J. C. il arriva à îa Chine des gens d’occï-dent, que l’on qualifie de Mahométans , quoique le commencement dumusulmanifme soit postérieur de 23 ans , & que les Arabes euííènt autrechose à faire chez eux que d’aller à la Chine. lis avoient une époque chro-nologique particulière : M. Freret Fait voir que l’ère de ces gens-là remon-toir à l’avénement de Cyrus au trône , qu’ils étòìent Persans \ 8 c qu’if n’est'pas étonnant que les Chinois , peu instruits de ces choses, ayent confondules deux religions. 11 prouve, par différens traits de l’histoire orientale , quedes Persans ont pu passer vers ce rems à la Chine j & par différens passagesde l’histoire chinoise , que les Chinois out eu communication avec lesPersans (J>).
Nous ne nommerons poînt ici tous les astronomes quï ont travaillé à défi-gurer & à embrouiller Fastronomie , F énumération en feroit fastidieuse. Onpeut consulter l’histoire du P. Gaubil : nous n aurions rien autre chose à.dire , sinon que tel a substitué ! la méthode de tel une méthode plus mau~.vaise encore.
§. X V L
E'ntìn Fan yrr, une éclipse calculée s’étant trouvée fausse , FEmpereurHieng-tsong fit venir à la Cour un bonze Chinois de la secte de Fo (c) j sonnom étroit' Y-hang , il se rendit fameux par son habileté dans Fastronomie..Le projet qui lui fit le plus d’honneur, fut celui de connoître la situationdes principales villes de F empire. II fit construire des instrumens astrono-miques , 8 c mesura la distance terrestre des lieux, afin de la comparer à ;la distance céleste : son but étoit d’en constater le rapport, & de pouvoir
( a ) Souciée, Observât. &c. Tom. II,
î>ag- ír,
(b) Mém. Acad. Inscr. T. XVrp. 147..
(c) Soucier, Tom. II, p. 73..