Ê C L A I R C I S S E M E N S;connoître ainsi facilement la distance des principales villes, toujours maiconnue par les mesures itinéraires. 11 n’alla pas plus loin , & n’étendit pointles vues jusqu’à déterminer la circonférence de la terre. Nous ignorons quelsfont les moyens dont il fe servit pour connoître la distance des lieux & ladifférence des méridiens de Test à l’ouest : mais depuis lui les Chinois onteu cetre connoiífance.
Y-hang déduisit de ces observations le degré de latitude de 3 31 lys 5c c!e8opas(<r). Les Jésuites í’ont depuis trouvé de loolys, ce qui est fort différent:ces mesures fans doute pouvoient être sujettes à erreur; mais tine erreur deprès ae moitié n’est pas vraisemblable, la différence vient de ce que la valeurdu Iy a changé (é). Y-hang trouva que l’étoile polaire étoit éloignée du pôlede 3 0 (,c). II ne fe trompa pas de beaucoup ; car l’étoile qui est au mufle dela Giraffe n’en étoit alors guere plus éloignée,
§. X V I I,
Y-hang. étoit vraiment un astronome ; il parole avoir eu quelque génie.Occupé de tout ce qui pouvoir fonder une bonne astronomie , il avoir faitun catalogue des longitudes terrestres, il y ajouta un catalogue d’ctoiles ,rangées par longitude & par latitude. II fit observer les éclipses dans routesles provinces de l’empire Sc il fe servit de ces observations pour co.nnoîtrela différence des rems Sc des phases à raison de la distance des lieux , tan cde Test à l’ouest, que du nord au sud,. Sc à raison de la différence des lieuxdu soleil & de la lune dans ['écliptique. Y-hang vouloit-il déterminer touccela d’una maniéré empirique? Cela eût été long & difficile :■ au reste , ceeendroit un peu obscur du récit de nos millionnaires montre du moins l’objec
de ses recherches & la trace de ses efforts,
11 construisit des tables du mouvement vrai du soleil' pour chaque jour cíetannée. Le mouvement de l’apogée étoit alors inconnu à la. Chine ; on ne fedoutoic point que les inégalités de cet astre pussent être différentes aux mêmes,points d u ciel après un certain nombre d’années ; auíïí ces tables ne valoient-elles :rien pour des rems éloignés, ILfaisoit ['inégalité da soleil de z° 40' chinois, oiri° zï' | de notre division ; quantité qui s’écarte bien peu de celle de i° z y
(a) Soucier, T. II p, 7 j. Le P. Ga-ubildit (0) Supra Dissertation fur jes mes. loi;~331 ìys 3 mais M. Damville a fait voir que gués, p. pi,
c'ttok une faute d'iuipreslkm , mef itirt. (c) Soucies, Observât,- Stc. Tom. II- ;P- i^o, pag. 7.7..