ÈCLAIRCÏSSEMENS, ç îS
t8' z 8", Tautre de 2.7* 5 h exacte à 1 ou près. Enfin Tannée
Polaire fat fixée à 365Í 5 11 50' 40” (a), beaucoup plus petite que celled’Hypparque , mais trop grande encore d’environ 1. On a cru que cettenouvelle exactitude pouvoir être le fruit des travaux d’Hypparque & dèPtolémée, communiqués par les Arabes ; mais Hypparque 8 c Ptoléméefaifoient Tannée de 3 5 ’ 5 h 5 S lt " • P arm i Iss Arabes, Albategnius lafaisoit de r4" , beaucoup plus petite quelle n’est réellement :
Thebith-ben-chorah détermina Tannée sidérale de 365' 6 h 9' n'\ retranchantzo r 17" pour les précédions des équinoxes, il reste pour l’année tropique3 <í5 í 5 * l 48' 55” : Tannée des Chinois ne peut donc avoir été ptife ni futcelle d’Hypparque , ni fut celle des Arabes. Jusques vers cent ans après J. C,ies Chinois ont fait Tannée de ; 6; > 4 ; ils retranchèrent ensuite 5 à 6 ', &i’an 443 leur année étoit de 3§H> 5 11 54 11" : elle paíïa ensuite tout-à-coupà 5 11 50' to", ii, 40 ou 49" 3 ce qui donne lieu de supposer qu’ils eurentconnoiffance de Tannée des Indiens de 5^ 50' 54": ou peut-être cettefioiinoistance vint-elle par les Tartares qui les soumirent , & qui la leurapportèrent de la source commune aux indiens 6c aux Chinois.
§. x x v.
Vers Tan i rZo, parut le meilleur & le dernier de tous les astronomesChinois, Co-cheou-king (b)- y il fut président du tribunal des mathémati-ques , vécut long - tems 8 c travailla pendant 70 ans. Quelque cas que lesChinois ayent dù faire de ses ouvrages, il y en a cependant beaucoup deperdus, entr’autres , ses catalogues des étoiles fixes. 11 abandonna la mé-thode chinoise de donner une épòque feinte 8 c très - éloignée au calculastronomique ; il choisit poiir époque le moment d’un solstice qu i! avoitobservé lui-mème Tan 12.80 avec un gnomon de 40 pieds ; il détermina enmême tems le lieu du soleil & de chaque planète dans le zodiaque , & lelieu de la lune à l’égard de son apogée & de son nœud.
Jusqu’à lui l’usage du gnomon de huit pieds avoit été universel à laChine ; il sentit donc T avantage d’en construire un plus grand pour l’exac-titude des observations. C’est à ce gnomon de 40 pieds qu’íl observa cons-tamment les ombres méridiennes aux jours des solstices : il trouva toujoursau solstice d’été 11, 7 pieds, 8 c au solstice d’hiver 79, 8 pieds (c) : on en
(a) Soucier , Observât. $ce. Tobj. II,L- 104.
(è) Ibid. p. 1 06.(c) Ijtid. p. IX».