Band 
Tome premier.
Seite
672
JPEG-Download
 

§7 L ÉCLAIRCISSEMENT

langue de la Suede, n’a également que 16 caractères. Cette conformité estíìnguliere ; elle est appuyée íur les nouvelles recherches de M. Idman : il atrouvé des rapports frappans entre le finoisqui est , dit-on , l’anciennelangue des Scythes dans fa pureté primitive , avec la langue greque. Laressemblance des langues & celle des alphabets prouve une identité d’ori-gine. M. Idman, par son savant travail, découvre des ressemblances dansles mœurs, dans les usages & dans la mythologie des deux nations Greque& Finoise (<?), 11 pense qu’il s’est fait une émigration des Scythes vers lenord de l’Europe ; d autres savans ont prouve que leurs colonies avoientpeuplé la Celtique, & nous avons essayé de prouver nous - mêmes quedes jets de population partis de la Scythie, ou de la Tartarie, commed’un centre, avoient jadis peuplé la Chine, l’înde, la Perse & les plusbelles contrées de l’Asie. Toutes ces ressemblances acquièrent beaucoup deforce quand elles font jointes aux monumens que l’astronomie a conservéspour nous éclairer fur l’hiítoire des hommes & fur la marche de la popu-lation. On dit cependant que les Gaulois ont eu à se plaindre de nous : ilsont trouvé un avocat qui nous a attaques avec autant d'aménité que depolitesse ; nous ne les avons point flattés, ils auroient pu trouver un défen-seur moins obligeant pont nous. Nous ne pouvons cependant nous rangerà lavis de M. l’abbé Beaudeau; mais nous n’opposerons à son ouvrage ingé-nieux que ce qui a été dit dans le texte de cette histoire, & les nombreuxmonumens que l’astronomie ancienne a laiílcs dans i’Áíìe , tandis que laGaule , dans un état de pauvreté à cet égard , n’a pas un résultat conservé ,

par une période établie dont la science puisse se ressouvenir & s’honorçr,

§. I V.

Pour ne rien omettre des témoignages en faveur des Gaulois , nousdirons que suivant Strabon , ils avoient une espece de philosophie , & felivroient à l’étude de la nature [b). Pomponius Mêla, géographe Espagnoldu premier fiecle de Tère chrétienne, dit comme César ; habent Galli &facundiam suam , magìstrosque sapienÙA Druidas ; hi terra mundique magni -tudintm & fortnam , motus cœli ac fydera , & quid Dii veìint , scire profi-tentur (c). Ces témoignages , ainsi que ceux de César sont honorables pour

(a) Recherches fur l’ancien peuple Finoispâr M. Nils Idman ; ouvrage traduit enpançoisparM.iaenetle fils, déjà connu par-

la traduction de l'histoire d’Eric XI Y»{b) Gcog. Lib. IV, p. 13 6 .

(c) De fitu orbis, Lib. III, c. r.

les