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§- V.
Nous n’avons rien trouvé en Europe, qui mérite d’être remarqué , jus-qu'a u régné de Charlemagne : il aima particulièrement f astronomie \Alcuin , célébré alors., far un de ses instituteurs (a).
Bede k vénérable, qui dût ce surnom à la modestie & à la sainteté de savie, fut. le maître d'Airain ; il étoit Anglois , on le regardoit comme uneencyclopédie vivante. Les favans dísoient que né dans un coin d u monde ,il embrassent ruai vers par son- génie. Cependant le savoir astronomiquede Bede se réduit à peu cie choie; 1a connoissmee des lunes intercalairesd u cycle de dix-neuí ans , celle des cercles de la sohere, des signes célestes,des planètes, voilà tour. Il perfectionna le cycle de Denis„ & facilita, larecherche de la fête de pâques {b). Iî mourut à io 6 ans , fan 7 y6 (c).
Alcuin son disciple, est sauteur de l’institution des académies, ou dumoins des universités , qui furent les premières académies ; i! en donnafidée & îe plan à Charlemagne, qui en établit deux , fane à Paris,, satureà Pav.ie (f);, celle de Paris étoit composée des plus beaux génies de îa cour rau nombre desquels étoit f Empereur lui-même.. Dans. les. conférences aca-démiques chacun devoir rendre compte, des anciens auteurs- qu’il avoit lus.Cette maniéré de cultiver les sciences , qui n’est qu’érudition dans. leurrenouvellement ,. en rend les premiers progrès très-lents. Comme il y. aplus de petits esprits que d’esprits supérieurs., !e.s recherches font minu-tieuses , les petits talens & les grands font presque de. niveau , Sc la foui®des favans médiocres étouffe le génie. Mais deux nations peuvent se glori-fier du service rendu aux sciences par rétablissement de ces académies, fin?.vention appartient à un Anglois,, êc ['institution à un Roi de Erance.
§. V I.
Sows le régné de Louis I,ou le Débonnaire vécut un astronome dont le nomne nous est pas parvenu : il fut l’historien des vies de Pépin, de Charlemagne& de Louis 1 : il a recueilli les observations de plusieurs éclipsés de soleil,.de lune, Sc de quelques autres phénomènes célestes : il parle d’une occul-tation de Jupiter par la lune , observée fan 807 . Mais ce qui est plus sin-gulier , c’est ce qu il rapporte de Mercure , qui fut VU pendant huit joursfur le soleil, dans la partie supérieure du disque , & sous la forme d’une
(a) Eginhart, c. r/.
(é), Osera Bedi .
(c) Riccioli, Almag. T. I, p. XXXI.{d) Coníing, antiq, Acad. dijstr s s