ÉCLAïRClSSEMENS. Z 7f
petite tache noire ; les nuages , ajoute-t-il , empêchèrent d’obferver sostentrée Sc sa sortie (a). Kepler ne douce point de la vérité de cette obser-vation, pourvu q u’o n lise huit fois au lieu de huit jours, Sc lan SoS aalieu de Tan 807 (/,) • mais que signiheroient ces huit apparitions de Mer-cure fur le disque d u soleil? Si c’éroit-là ce que sauteur a voulu dire , ilauroir marqué les années. Ces huit passages exigent un intervalle de 70 ou80 ans (r). II est bien plus naturel de croire, ou que le fait est apocriphe ,ou que c’est quelque grolîe tache, qui a été apperçue sur le soleil à la vu®simple. L’intervalie de huit jours n’est pas celui d'une demi - révolutiondii soleil sur lui-même.
§- V 1 I.
On trouve vers la fin du dixieme siecle , Gtrbert , moine de l’abbaye deFleuri en'Gascogne, Archevêque de Reims, Sc depuis Pape, fous le nomde Silvestre II. II est célébré pour ses connoiíîànce* astronomiques : rl avoirconstruit un globe céleste ; mais ce qui lui fait le plus d’honneur , c’estFhorloge que nous avons déjà citée [d ), & qu il fit exécuter à Magdebourg.On dit que cette horloge marquoit l’heare par les étoiles. 11 se servir d’untube pour sorienter , au moyen de l’étoile polaire. Ce tube mobile, dirigéà certaines étoiles, servoit peut-être à indiquer l’heure la nuit. Ces inven-tions & son génie, supérieur à un siecle où tout étoit ignorance, le firentpasser pour magicien (e), quoiqu’il ait été Pape. Naudé sa vengé & lavé dece soupçon (/).
M. Weidier cite comme astronomes , dans l’onzieme siecle , plusieurspersonnages qui ne l’ont gueres mérité, comme Abbon , abbé de Fleuri,auteur de deux ouvrages , l’un fur la pâque , l’autre sut le mouvementdes étoiles, qui n’ont jamais vu le jour. Psdlus est le dernier qui ait écriten grec fut îastronomie , mais ce Psdlus , lie r man- Con tracl us , Sigebert deBrabant, Athelard , Angiois, Robert de Lincoln , & Guillaume , abbé de S. Jacquesde îurrsbourg , furent des auteurs d’élémens , qui ont récrit ce qu’on avoirécrit bien des fois avant eux. Ce dernier enseigna que les comètes fontdes feux, qui s’allument par la volonté áe Dieu , pour être les présages desévénemeus (g) : il étoit superstitieux , & non pas astronome.
(<0 Annales Reg. Franc. Fep. Car, Lud.adann. 807, 810 L' 842..
(í) Kepler ope. C. VIII, p. 30 6 %
Transi phil. abeég. T. I, p. 417,
(d) Supra ^ p. 311.
(e) Weidier , p. 2.74.
(/) Apologie des grands hommes , C. l§'1 $) Weidier, p. 173, -.76.