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Tome second.
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DE L’ASTR ONOMIE MODERNE. 3

ineffaçables : la nature a fes trois regnes, séparés en apparencepar des barrières; elle a fes quatre élémens, qui semblent dis-tincts Sc même ennemis. Couverte par tant de phénomènes ,son unité est profondément cachée , fa simplicité est un prin-cipe vaste Sc sublime ! Si les anciens Grecs l’ont connu , c'c stqu’ils l’ont trouvé établi; si ces Grecs , si les modernes , aprèseux, jusqu'à l’époque où nous sommes, ont répété cette vérité,c’est qu’ellc leur avoit été enseignée.

II est clair qu’elle n’a pu se présenter d’elle-même. L’hommevoit les choses séparées , avant de les considérer ensemble ,avant d’imaginer une chaîne pour les unir, des classes pouries distinguer ; il a la notion de l’individu, avant d’avoir cellede l’efpece. Or rien n’étoit moins simple que les systèmes desanciens : chaque opération de la nature avoit un agent. Ontrouve autant de divinités que de paillons Sc de maladies : lesarbres ne croîtroient point fans les Nimphes qui les animent;les eaux ne couleroient point, si une déité ne siégeoit à leursource; Eole a sous fes ordres des dieux subalternes, pour soufflerde toutes parts fur la terre ; les Tritons excitent ou calmentles tempêtes de la mer; Pluton secoue les fondemens du monde;Jupiter lance la foudre; Sc Tare en ciel est conduit par Iris ,quand il brille fur les nuages. L’unité de Dieu Sc de la natureétoit donc partout méconnue! S’il est évident que cette vastethéogonie n'est qu’un travestissement de la physique des anciens,il faut avouer que la multiplicité des dieux prouve la multi-plicité des causes. En écrivant cette histoire , nous apperce-vons d’un côté que les hommes, persuadés de la simplicité dumécanisme de l’univers, tendent constamment à cette idée,même en s’en écartant : nous voyons de l’autre que cette idéeest une des plus antiques qui nous ait été conservée. La con-clusion naturelle est que nous retournons au terme d’où nous

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