+ HISTOIRE
sommes partis : telle est notre marche , nous parcouronstoujours un cercle. Mais ce terme , ce premier commence-ment des travaux connus dévoie être lui-même la fin d’unerévolution. La simplicité n'est pas essentiellement un principe,un axiome, c’cst le résultat des travaux ; ce n’est pas une idéede l’enfance du monde , elle appartient à la maturité deshommes ; c’cst la plus grande des vérités que l’observationconstante arrache à l’illusion des effets : ce ne peut être qu’unreste de la science primitive. Lorsque chez un peuple , posses-seur d’une mythologie compliquée, Lc qui n’a d’autre physiqueque ces fables , les philosophes, voulant réduire la nature à unseul principe , annonceront que l’eau est la source de touteschoses , ou le feu l’agent universel , nous dirons à ces philo-sophes : vous parlez une langue qui n’est pas la votre ; vousavez saisi par un instinct philosophique ces vérités au-dessusde votre siécle , de votre nation, Sc de vous-mêmes ; c’est lasagesse des anciens, qui vous a éré transmise par tradition: Sclorsqu’après deux mille ans écoulés y Kcpler viendra rendre àcette vérité ses droits Lc fa gloire , en l’appuyant de ses preuves,en l’éclairant du jour de la démonstration, nous admirerons lasagacité Sc les ressources d’un esprit vaste Sc profond ; maisdans le principe qui l’a guidé , nous reconnoîtrons encore lamême sagesse, le fruit des premiers travaux des hommes * Scle reste précieux de leur génie..
§. I I L
Le privilège des grands hommes est de changer les idéesreçues, Sc d’annoncer des vérités, qui répandent leur influencefur le reste des siécles. A ces deux titres Kepler mérite d’êtreregardé comme l’un des plus grands hommes, qui ait paru furla terre. Hypparque * Pcoiémée , Albategnius , Copernic y