DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 'r 7lc séjour des glaces : la mer en est; couverte la plus grandepartie de l’année ; &C lorsque l’été de ces climats brise ce solglacé , ou lorsque l’hiver se prépare à la former, les montagnesde glace se dispersent ou se rassemblent, 8 c semblables à desécueils flottans, menacent les vaiíìéaux qui osent tenter lepastage. Si lc passage existe , il est donc un intervalle de temsqu’il ne faut ni prévenir, ni manquer. Barentz, surpris par lamauvaise saison , fut enveloppé de toutes parts : la mer seferma autour de son vaisseau, 8 c le livra , ainsi que ses com-pagnons d’infortune, à toutes les rigueurs du froid. Ils croientprès de la nouvelle Zemble , iste située vers 76° de latitude ;c’est là qu’ils passerent quelques mois avec les ressources ducourage 8 c de l’industrie , a u milieu d’une atmosphère glacée,s’cnterrant pour moins sentir sa rigueur, craignant chaque jourde périr par le froid ou par la famine, èc obligés de défendreleur vie contre des ours encore plus affamés qu’eux. Ils sem-blent avoir échappé à ces dangers pour nous instruire d’unphénomène astronomique. Lc 5 Novembre ils virent pour la,derniere fois le íoleil. Cet astre, qui est l’image de la vie , quidonne au moins Pcspérance de la chaleur, les laissa sans conso-lation dans une nuit entiere, ou du moins dans la foible lueurdes crépuscules, réfléchie fur la neige, Sí peut-être plus tristeencore que la nuit profonde. Cependant le soleil a u roi t dû lesabandonner plutôt fans la réfraction : à 76° de latitude l’équa-teur est élevé fur l’horizon de 14 0 , le soleil doit disparoîtrelorsqu’il descend à cet abaissement au-dessous de Péquateur.Mais le 3 Novembre il se montroit encore un instant, quoiqu’ilsût abaissé de 1 5 0 L : la réfraction Pélevoit donc de i°i-; 8 >ç.quand même les malheureux voyageurs se seroient trompésiur Pestimation de la latitude d’un lieu, où ils attendoient la.Mort, ayant perdu lc soleil quarante-huit jours avant le solstice,Tome. //. C
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