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Tome second.
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18 HISTOIRE

ils ne dévoient l’attendre que quarante-huit jours après, c’est-à-dire , le 7 Février : il reparut inopinément le 24 Janvier,èc vint rompre les chaînes dont la nature les avoir liés danscet exil. Si l'on peut s’en rapporter au récit des Hollandois ,la réfraction de ces zones froides paroît donc beaucoup plusgrande que celle de nos régions tempérées. Le froid , encondensant Pair, y contribue fans doute; mais Kepler vit dansle phénomène une vérité que M. Bouguer a prouvée depuispar des observations délicates ; c’est que cette différence tientà la hauteur où l'on est dans l’atmofphere (a). Sur notre terreraboteuse, creusée en vallons, hérissée de montagnes, 5e par-tout couverte de pentes inégales, il n’y a de véritable niveauque la surface des eaux : les lieux qu’elles occupent font enmême tems les plus abaissés; toutes les terres font nécessaire-ment 5e inégalement élevées au-deflus d’elles. Les Hollandoisn’avoient pas choisi un asile éloigné de leur vaisseau, ils habi-toient les bords de la mer. Dans cet endroit bas le rayon delumière qui y parvient, rase de plus près la surface de la terre,51 rencontre dans son trajet un air plus épais , Sc il éprouveune réfraction plus grande. Lorsqu’on s’éleve dans I’atmosphercavec les inégalités du globe, le rayon traverse des couchesd’air plus hautes, plus pures, moins denses, 5c la réfractionest plus petite. Kepler annonça même qu’à une certaine hauteur51 n’y auroit plus dc réfraction sensible (6).

§. XIII.

Kefler , en méditant sur la marche dc la lumière, créaune nouvelle science, qu’il intitula Aflronomie optique } sciencecomposée 5c du mouvement désastres, 5c des phénomènes de

{“) Paratip. p. 1)4 Sc I)-.

(í) lbid. p. 13;.