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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. z.i,privé de clarté , leur avoir paru propre à la planète. Kepler ,qui avoir des idées de physique très-faincs , ramena ce phéno-mène à fa véritable explication (a). II ajouta encore à la théoriedes éclipses la pénombre que les anciens n’avoient pas con-nue (b). La pénombre est; une ombre foible, un commencementd’obícurité. Repréfentons-nous le soleil comme un large flam-beau, projetant derrière la terre une ombre conique; lorsque lapartie antérieure de la lune s’y plonge , cette partie ne voieplus le soleil, ôc abstraction faite des rayons réfractés , clicdoit être dans une obscurité totale. Mais l’obfcurité n’arrivepas subitement; le soleil a une grandeur considérable, cettepartie ne le perd pas de vue en un instant, clic ccfîc de levoir par degrés : d’abord une portion , puis la moitié , enfinla totalité disparoît. La lumière qu’clle reçoit , ainsi que lesautres parties successives de la lune, diminue en proportion ;le passage de la lumière à l’obscurité se fait par des nuancesgraduées » 6c ces nuances d’une lumière affoiblie sont ce quenous appelons la pénombre. Elle préccde toujours fur le disquede la lune , l’entrée de la véritable ombre qui fait le commen-cement de l’éclipse.

§. X V.

La lune, dans ses éclipses totales, est souvent teinte d’unrouge sombre , où les anciens voyoient une couleur de sang.Kepler, qui savoir qu’elle est alors éclairée par la lumière dusoleil, détournée 6c pliée dans l’atmosphere, annonça avecconfiance que cette lumière étoit ainsi colorée par la réfrac-tion (c). II fut conduit sans doute à cette idée par la vue de cesnuages pourprés , qui le jour reçoivent un vif éclat d’une

(<z) Kepler, Paralìp. ai Viulliontm ,pag. i6S.

(b) Ibíd. p. rzA,W Ibid. p. 176,