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Tome second.
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3 S HISTOIRE

encore , où la philosophie d’Aristote régnoit dans les écoles ,on s’occupoit de beaucoup de questions oiseuses Sc insolubles.Kepler se fatigue pour les résoudre. On demandoit quelle étoitla matière de l’étoile (a) ? Si cette matière existoit auparavant,ou si elle avoit été créée exprès (b) ? Si l’étoile étoit descenduedes profondeurs du ciel pour s’avancer dans la région des fixesvisibles (c)? Ces questions avoient déjà été agitées en 1571:l’ignorance ÔC le préjugé n’ont qu’une allure, ÔC ils se répètentdepuis le commencement du monde. La derniere de ces ques-tions étoit la feule qui méritât un examen ôc une réponse.Mais, dans les choses nouvelles de la nature, il est souvent plusaisé de dire les causes qui n’agiiïent pas , que de pénétrercelles qui ont agi. Kepler établit que si cette étoile a un mou-vement circulaire , à la manière des planètes, par lequel ellerapproche ôc s’éloigne de nous, ce mouvement doit changerson lieu dans le ciel. Si l’on dit que l’effet en est insensible, ilrépond que l’étoile est cependant visible ; Sc il est ridicule deprétendre que l’étoile le soit, ôc que l’orbe qu’elle décrit, quidoit être considérablement plus étendu que son globe , soitinsensible à la vue. L’étoile ne doit pas non plus s’être avancéecn ligne droite ; car alors pourquoi ne marche-t-elle point àpas égaux ? Pourquoi a-t-clle paru tout-à-coup, tandis qu’elles’est éteinte peu à peu ? D’ailleurs Kepler objecte encore qu’iin’y a point d’espace pour ce mouvement dans l’univers ; ils’éleve contre Brunus, ôc contre son opinion de l’étendue infiniedu monde. Quelques disciples de Copernic, étendant ses prin-cipes, Sc enchérissant fur ses idées, disoient déjà que les étoilesles plus proches étoient séparées par des distances égales àcelles de la terre aux étoiles mêmes.

(a) De stellâ noya in pede serpentant tP a g- 97 '

(i) lbìd. p. IOO.(c) lbii. j>. 104.