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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. { 9

Kepler demandoit dans quel sens on dévoie placer cettedistance ? Supposons deux étoiles, qui à la vue semblent très-près l’une de l’autre ; si l’on rapproche une de ces étoiles, enla faisant marcher vers nous, elle doit acquérir une parallaxe;leur éloignement est donc égal. La distance ne peut être nonplus dans leur écart , dont les yeux démontrent la petitesse.Mais Kepler oublioit que si dans le système de Copernic lcdiamètre de notre orbe n’est vu des étoiles que comme unpoint, la plus petite distance entr’elles, Sc telle qu’elle paroîcà notre vue, peut être énorme. Kepler ne permettoit pas qu’onreculât une des deux étoiles dans les profondeurs du ciel, parccqu’il y trouvoit l’inconvénient de multiplier les espaces videsqu’on avoir reprochés à Copernic. II se plaint qu’on abuse dusystème de ce grand homme (a). Kepler avoir beaucoup dephilosophie , il étoit zélé pour ce système, mais il étoit timide,comme on l’cst toujours avec la vérité nouvelle. II craignoit detrop étendre des conclusions déjà étranges , déjà trop sortespour la plupart des esprits. Les conséquences d’un principe nedoivent pas être présentées à la fois , elles ne peuvent êtreadmises que successivement. L’ame fe nourrit de la vérité jmais nos forces ne s’augmentent que par l'u sage modéré desalimens.

L’infini fans bornes essrayoit Kepler Iui-même; accoutuméaux idées de limites, de cercles, de centre, il demandoit oùétoit le milieu de cet espace. II ne pouvoit concevoir que cemilieu , ce centre fût partout & ne fût nulle part ; cette con-tradiction le choquoit ; mais la contradiction naît de ce qu’iîcompare des choses incomparables. L’idée de milieu tient àcelle de limites , elle n’appartient qu’à un espace borné. 11 est:

(a) De stellâ awá, p. iq(.