DE GASTRONOMIE MODERNE. 45
diaire d’une force animale , qui est le principe du mouve-ment (a).
Si la terre & la lune, continue Replet, n’étoient pas rete-nues chacune dans leurs orbites par une force animale, la terremonteroit vers la lune de la cinquante-quatricme partie de leurdistance , & la lune feroit, en descendant, le reste du cheminpour s’unir à elle. La fphere d’achvité , dont la lune est lecentre , s’étend jufqu’à la terre , ôc attire les eaux dans lazone torride. La lune passe au zénith , les eaux suivent soncours , 6c montent avec elle , plus sensiblement dans les mersouvertes & profondes, avec moins de liberté dans les mersméditerrauées 6c dans les golfes. L’air fuir le même cours , 6cde là naît le vent d'est, qui souffle entre les tropiques. Nousnous arrêtons avec plaisir fur les idées philosophiques deReplet, 6c fur les endroits où il semble avoir deviné lespensées des grands hommes qui l’ont suivi. Il remarque que ceflux des eaux est la cause des fyrecs êc des amas de fable. Lesîles font formées ou détruites dans les passages resserrés oùRétablissent des tournans d’eau ; la terre légere 6c fertile desIndes semble avoir été plus creusée, plus travaillée par ce flux6c ce déluge successif, aidé de quelque mouvement général dela terre. Les Moluques, qui appartenoient autrefois à la Cher-fonefe d’or » 6c tenoient par elle à la terre ferme ; les Maldi-ves , qui font les testes de Tisse Taprobane, font les produitsde ces grandes ôc longues opérations , 8c les preuves que leglobe sillonné par la mer, est alternativement figuré 6c défigurépar elle (£).
De cette action de la lune , étendue jufqu'à la terre , il fuît
(a) Kepler nous paroi: cependant endouter } car il dit : par une force ani-
male . ou par quelque chose d'<íq ni valent.(£) Comment, in Jieiiam Marti t , in tntrod~