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Sc lc laissa retomber sur le plancher, cn lui disant: voilale mouvement de Mars. C’est le délire d’unc imaginationéchauffée, Sc le désespoir d'un esprit perdu dans la complica-tion des effets. Kcplcr ne raconte cette vision prétendue quepour montrer la-difficulté du labyrinthe où il avoit osé entrer,Sc d'où son génie l’avoit sait íortir avec gloire.
§. XXX.
Kepler commence par poser des principes physiques, ildéveloppe l’idée de la gravité, que les anciens ont eue, Sc quilui avoit été transmise par Copernic. Mais on va voir combiencette idée s’étoit aggrandic cn passant par fa tête.
Toute substance corporelle , en tant que matière, est denature à rester en repos, lorfqu’elle est isolée , Sc hors de lasphere d’activité des corps qui ont de l'affinité avec elle. Lagravité est l'affecìion que les corps doués de ce rapport ontpour s’unîr ensemble ; la force magnétique en est un exemple.Cette faculté est générale ; mais le globe de la terre tire plusun caillou que le caillou ne tire la terre. Les corps ne fontpoint portés à son centre , comme au centre du monde, maiscomme au centre des choses, qui font de la même efpece Sc dela même famille. En quelque lieu que vous transportiez laterre , vous y transporterez le centre de cette tendance. Si laterre n’étoit pas ronde , les corps ne seroient point portés enligne droite au point milieu , mais ils tendroient à différenspoints. La feule erreur qu’on mêloit à ces vérités , c’est qu’onre^ardoit cette force comme animale. Tout est nuancé dans
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les progrès des hommes ; entre l’ame que les anciens accor-doient aux planètes, Sc la force inhérente à la matière, queNewton a découverte , est placée la nuance, l’idée interroé-