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Mais il respecta les anciens, en laissant aux planètes l’uniformité ;il pensa que leurs inégalités étoient optiques : les astres le meu-vent également dans leurs cercles , mais la terre ou le soleilétant hors du centre, les mouvemens semblent inégaux. Kepler,-plus hardi, alla encore plus loin: en montrant que les moù-vemens étoient inégaux autour du centre même, on fut fpreéde croire que l’inégalité des planètes étoit réelle ; les astresperdirent cette constance fi long-tems admirée , Kepler lesdépouilla du caractère divin de l’uniformité. Mais cet effetnouveau demandoit une cause. Kepler étoit porté à cetterecherche , 8c par la nécessité de rendre la nouveauté vraisem-blable, 8c par son ardeur naturelle pour tout pénétrer Sc pourtout expliquer. II dit lui-même très-philosophiquement que lesoccasions , la méthode par lesquelles les hommes parviennentà la connoissance des choses n'est pas moins admirable queces choies mêmes (a). Nous allons le voir étendre les faitspar des conjectures , s’appuyer d’une idée pour en atteindreune autre. C’est à nous de présenter l’ordre de ses pensées , 8cde suivre , avec une fidélité respectueuse, l’homme de géniequi contemple la nature.
§. XXXVIII.
Les planètes se meuvent d’autant plus lentement qu’ellesfont plus éloignées du centre du monde, ou du soleil, d’autantplus vîte qu’elles en font plus proches. Leur vertu motrice nepeut être que dans elles - mêmes ou dans cet astre. Ces deuxeffets , qui concourent toujours, diminution de vitesse , aug-mentation de distance, doivent avoir la même cause. Kepler
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(a) Table des arg. p. le Cba. XLY.